Vie à la campagne

Promenade d’une sieste un jour de printemps – Se déconnecter du quotidien et se reconnecter à la nature

Mercredi 11 avril, 14h. Bébé ne veut pas dormir. Le soleil illumine le ciel. C’est le moment de partir faire une petite balade en poussette et proposer un temps calme – voire une sieste pleine air – à Bébé. Je prépare Bébé, attrape mon appareil photo – au cas où – et nous sortons de la maison.

Hippolyte, le chat, nous observe de son parterre fleuri, pendant que je ferme la porte.

hippolyte un jour de printemps

Il fait bon, c’est une belle journée de printemps. Rien de mieux pour emmener Bébé aux pays des rêves et me permettre en même temps de me déconnecter pour renouer avec la nature environnante.

Au début de notre promenade, nous entendons un rouge queue noir : il est perché sur le toit du bâtiment. Il a choisi de déposer ses valises à la maison il y a quelque jours.

Le troglodyte mignon aussi nous signale sa présence lorsque je referme la barrière et quitte bientôt notre habitation.

Nous nous engageons sur la route, nous longeons des champs, c’est calme et silencieux tout à coup. Seul le bruit des roues frottant sur le macadam se laisse entendre. Un bourdon des pierres nous croise. Bébé vient de s’endormir.

Doucement je m’arrête, je regarde les fleurs qui commencent à fleurir. Renoncule ficaire, primevère officinale, stellaire holostée, cardamine des près, pâquerette, lierre terrestre,  véronique des chênes sont en fleurs par ci par là sur les bas côtés. 

renoncule ficaire

Les haies voient leur bourgeons éclore et sont par endroit piquetées de blanc grâce aux fleurs du prunellier, la vie reprend petit à petit. Je suis spectatrice de l’activité naissante et butinante des insectes : les bourdons des pierres s’affairent, les papillons paon du jour et petite tortue volettent autour de nous, ou se chauffent au soleil, posés sur la route.

Au fur et à mesure que j’avance, je m’approche d’un bosquet dans lequel je peux entendre rouge gorge familier, poulliot véloce, merle noire, geai des chênes, mésange bleue ou encore fauvette à tête noire. Le long de ce bosquet chantant, des plantes inféodées au milieu boisé sont en fleurs, notamment la belle anémone sylvie. J’aperçois aussi des fleurs de fraisiers de bois en grand nombre. Cela présage plein de jolis fruits rouges!

primevère officinale

Bébé et moi même continuons notre avancée, nous dépassons le bosquet, et j’aperçois dans le ciel deux hirondelles rustiques, elles aussi, arrivées depuis peu de temps dans le village.

Nous arrivons au croisement de deux routes, c’est à cet endroit que je décide de rebrousser chemin pour retourner vers notre maison. 

Au retour, nous nous trouvons de nouveau près du petit bois. Je m’arrête, je crois avoir entendu un début de chant aigu qui me semble familier. J’attends. Une voiture nous double. Bébé dort toujours. J’écoute et j’observe les arbres. Les feuilles ne sont pas encore suffisamment développées pour m’empêcher de voir les branches, néanmoins je regrette de ne pas avoir pris ma paire de jumelles. Je scrute et je le vois : le grimpereau de jardin. Il est en train de monter sur un frêne élevé, tout en tournant autour du tronc. Je le reconnais tout de suite et son observation confirme le début de chant émis quelques minutes plus tôt.

prunellier

Dommage, la batterie de mon appareil photo me lâche, je suis partie sans vérifier que j’étais bien équipée! J’immortalise cette observation dans ma tête. Un jour, Bébé pourra aussi voir cette scène insolite.

Je reprend ma marche, un tracteur nous a doublé, Bébé a bougé mais il ne semble pas se réveiller. Je continue doucement. Je croise un papillon citron : il n’était pas là tout à l’heure. 

Je m’éloigne du bosquet animé, je n’entend plus que le chien d’une maison voisine, qui aboie à notre passage ou une tondeuse au loin, passée par un voisin.

Je remarque, sur le bord de la route, des traces de chevreuils dans des ornières  boueuses de tracteurs. Ce deuxième passage me permet de voir ce que je n’avais pas repéré l’aller.

Une buse variable tourne au dessus de nos têtes. Dans quelques mois nous en verrons plusieurs, et les cris de jeunes buses animeront le ciel.

Nous arrivons presque à notre barrière, un cri d’alarme de merle noir et des pépiements de moineau domestique nous accueillent. Je décide de ne pas rentrer tout de suite, je laisse le temps à Bébé de se réveiller. C’est agréable de profiter de la chaleur! Je continue ma route, notre petite minette me passe devant en courant pour aller chez le voisin. Elle aussi profite et se balade. 

J’observe un groupe de primevère officinale, parmi elles, un individu est orange!

Bébé se réveille et je choisis de faire demi tour pour retourner chez nous. La minette nous devance mais elle décide de ne pas rentrer! J’ouvre le portail et les oies Normandes signalent notre venue. Bébé est bien éveillé et est prêt à explorer!

 

 

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Vie à la campagne

Les préparatifs au jardin

Nous sommes presque à la fin du mois de mars, les fleurs commencent à pousser dans le jardin. Les poules et les oies commencent à pondre. Les jours rallongent et l’envie de travailler dans le potager se fait de plus en plus sentir!

 

Cette année, je suis un peu en retard dans mes préparatifs. D’habitude, en fin d’année, je fais le point sur les graines restantes, pour savoir quelles graines il me reste et acheter celles qui me manquent. De cette manière, lorsque je commence mon potager en mars, j’ai tout sous la main

paquet de graine
Les paquets de graines qui restent

Avant de semer ou de repiquer des plants, je prépare le terrain. A l’extérieur mais aussi sur papier. 

Préparation sur le papier

Depuis que je suis installée dans ma maison, je note sur un carnet tous les travaux effectués sur le terrain : les plantations de fruitiers, ce que je fais dans le potager, mais aussi des informations concernant les animaux présents à la maison.

Ainsi, je compare les résultats des tests que j’effectue dans le potager, je note si je continue ou non telle ou telle production, j’inscris quand une poule ou une oie commence à couver, le nombre de poussins ou oisons nés, quel soin nous avons prodigué pour telle ou telle poule, l’arrivée temporaire ou permanente d’un nouvel habitant à la maison… bref j’écris toutes les informations utiles pour progresser dans notre élevage et dans notre jardin.

outil de travail sur papier
Carnet de bord du jardin et le guide du jardinage écologique

Ce carnet, combiné au petit guide du jardinage écologique (offert par mes parents lors de la création de mon premier potager), me permet de faire le plan de mon jardin.

D’une année sur l’autre je ne replante pas la même chose au même endroit. J’ai choisi de faire une rotation de culture.  Premièrement parce que toujours semer ou planter la même espèce végétale sur la même parcelle favorise l’apparition de maladies et parasites de cette espèce. Deuxièmement, parce que parfois je constate que l’installation de telle plante à tel endroit n’était pas pratique. Et troisièmement, parce que j’apprécie que les associations de plantes dessinent différemment le potager d’une année sur l’autre.

tableau des associations de plantes
Tableau des associations de plantes

Pour faire le plan de cette année, j’ai repris celui de l’année dernière, et j’ai regardé dans mon guide du jardinage, le tableau des associations de plantes. Ce faisant, j’essaie de placer mes lignes de production de manière à ce que les plantes les unes à côté des autres aient une interaction positive (sinon neutre).

Par exemple, je plante souvent des choux et des salades ensembles. Cette association est bénéfique pour les deux espèces mais c’est aussi une économie de place : lorsque l’on repique des pieds de choux, il ne faut pas trop les serrer, en effet, ils prennent une certaine place, trop proches les uns des autres, ils se développent moins. Il est donc intéressant, pour ne pas « perdre » de place, de repiquer en même temps de la salade, qui, ayant une croissance plus rapide, sera prélevée avant que les choux n’aient fini leur croissance. 

Une fois le plan terminé, il suffira de le suivre et de repérer approximativement dans le jardin, où planter les légumes.

Faire un plan me permet aussi, d’une année sur l’autre, de me rappeler combien de routes/pieds de légumes j’avais planté et si l’année suivante je choisis d’en faire plus ou moins. Pour vous citer quelques exemples, l’année dernière j’avais fait deux routes et demi de pommes de terre – c’était un peu juste pour notre consommation- cette année j’en prévois quatres. L’an passé j’avais fait une route de radis noir et de radis de Gournay, finalement nous ne les avons pas mangé, alors cette année je n’en fais pas.

Préparation du terrain

L’hiver, j’ouvre la porte de la cour des poules afin qu’elles puissent nettoyer le potager des herbes et éventuels parasites. Je ne couvre donc pas la terre du potager et je ne mets pas non plus d’engrais vert.

Avant de semer, je retire du potager les quelques légumes qui seraient encore présents (parfois ce sont des poireaux et des carottes, que je cuisine ou congèle pour de futurs plats), j’arrache les pieds de choux coupés et autres plantes qui vont me gêner pour la création de mes routes. Puis, je mets dans le potager le fumier (dans lequel j’avais planté des courges l’année d’avant) mélangé à la paille et excréments que nous retirons lors des nettoyages de clapiers et poulaillers. J’incorpore le tout à la terre, sauf dans les zones où je prévois de planter mes bulbes (oignons, ail et échalotes), d’où l’intérêt de faire un plan de potager. J’ameublis la terre afin de faciliter la croissance des plantes.

Une fois que cela est fait, les poules ne sont plus autorisées à se balader dans le potager, encore moins lorsque les graines viennent d’être semées!!

poule et coq de gournay
Poule et coq de Gournay

La zone réservée aux courges est la seule qui ne varie pas d’une année sur l’autre (question de place). Lorsqu’elle a été débarrassée du fumier/terreau, je la prépare de nouveau en remettant du fumier plus récent qui servira ensuite à la plantation des futurs plants de courges.

jardin nettoyé
Terrain après passage des poules l’hiver

Une fois que le potager est prêt, je me lance dans la plantation des bulbes, puis le semis de radis, salade à couper, pois, fèves, choux… et dans l’entretien du potager. Très souvent, ces actions sont conditionnées par la météo!

Et vous, avez vous un potager-jardin de balcon/terrasse chez vous? Quels travaux entamez vous actuellement?

 

 

Vie à la campagne, Zéro déchet

Ma démarche zéro déchet – Au travail

Jusqu’à présent je vous ai parlé de la démarche que j’entreprends chaque jour pour atteindre un quotidien zéro déchet . Mais qu’en est il côté boulot ?

Comme vous le savez peut être (ou non?), je travaille à la maison en tant que créatrice du Royaume de Physalis. Je réalise pour vous des accessoires durables pour le quotidien, des accessoires avec des tissus qui m’inspirent, des tissus colorés, des tissus nature, mais aussi avec des tissus récupérés ou venant de la transformation de vêtements (plus d’info ici).

Lors de la fabrication des produits

Pendant cette étape, j’essaie toujours de limiter les déchets. Dans mon cas, les déchets obtenus sont majoritairement en tissus. Les chutes sont importantes, même si lors de la découpe de mes pièces, je place les patrons de façon à avoir le minimum de pertes. Pour moi, chaque morceau de tissus est important. Je ne jette donc pas les chutes de tissus. Elles sont gardées dans une malle en attente d’un futur projet : rembourrage coussin, assemblage des chutes pour des créations patchwork…

malle tissus

Pour info, j’avais déjà publié sur le blog des idées pour ne pas jeter les chutes de tissus : 

J’utilise aussi des vêtements que je transforme pour la réalisation de certains modèles. Parfois, les chutes restantes des vêtements ne sont plus utilisables (trop abîmées par exemple), dans ce cas, selon la pièce du vêtement, la matière, soit j’en fais des chiffons pour le ménage, soit je mets les restes dans les containers de recyclage de vêtements.

Pour la réalisation de mes différents accessoires, je suis toujours à l’affût d’occasion : de boutons à récupérer sur un vêtement, de la mercerie sur des foires à tout… je fais attention à la qualité de la fourniture : la seconde main ou les pièces d’occasion neuves me servent souvent pour créer. C’est pour moi important de réutiliser des éléments encore en bon état, plutôt que de les voir partir à la poubelle.

La partie administrative

Pour ce qui est de la partie administrative, lorsque j’ai vraiment besoin d’imprimer des factures ou autres documents que je dois garder, j’utilise toujours des feuilles qui ont déjà une face utilisée. C’est quelque chose que je fais, pour le travail ou non, j’utilise les feuilles de papiers jusqu’à ce que je ne puisse plus écrire dessus par faute de place!

Lorsque je reçois du courrier/des colis, je mets de côté, quand cela est possible, les enveloppes et emballages, afin de pouvoir les réemployer ensuite lors de mes envois de commandes et courriers. Si les enveloppes ne peuvent pas être réutilisées, je les garde pour ranger mes patrons et explications couture (de même que les pochettes d’imagerie médicale).

rangement des patrons

De même, lors des envois, je limite aussi les emballages et les papiers accompagnant les produits commandés.

colis et lettre

Sur les marchés/salons – lors des déplacements

Lors de mes ventes sur des salons/marchés, je prévois toujours mon repas ainsi que mon matériel de pique nique Zéro déchet : boite en verre, pochette à en cas, couvert et serviette de table.

pochette encas orange

Selon le produit acheté sur mon stand, je propose ou non un sac en papier pour transporter (j’ai du stock à écouler :)…).

Avoir une boutique en ligne implique l’envoi des produits mais aussi des déplacements pour aller à la poste. La où nous vivons, nous avons besoin de la voiture pour nos déplacements. Il n’est pas possible de se déplacer à pieds ou en transport en commun pour aller à la poste, en courses ou à la bibliothèque. Autant que possible, lorsque je dois me déplacer à la poste ou ailleurs, je le fais en combinant plusieurs « missions ». Surtout que la plupart des déplacements nous emmènent au même endroit! Je vais donc aller à la poste et en même temps à la pharmacie, en courses etc. 

Ce que je n’ai pas encore résolu

Depuis le début de mon activité, j’ai changé 3 ou 4 fois de cartes de visite. Au début seul le blog (qui a changé d’adresse depuis la création de mon entreprise) et l’adresse mail était sur la carte mais au fur et à mesure j’ai dû ajouter la boutique en ligne (qui a changé aussi, fermeture d’A Little Market oblige…), Facebook, et maintenant Instagram! Bref, entre les changements je n’ai pas pu écouler les cartes de visite car j’en avais commandé en trop grand nombre au début… je vais devoir mettre les cartes obsolètes au recyclage. Et pour se faire connaitre sur des stands, les cartes de visites sont toujours utiles. Elles génèrent des déchets mais il me faudra quand même en garder.

Je jette beaucoup de bobines de fil vides.  Elles sont pour la plupart en plastique. Je n’en ai pas encore trouvé l’utilité donc je ne les garde pas et elles finissent à la poubelle. Si quelqu’un a des propositions d’upcylcing je suis preneuse 🙂 !

bobine.JPG

J’utilise encore du scotch blanc pour fermer certains de mes colis. J’ai l’intention de passer à du scotch kraft une fois mon stock de scotch terminé.

Une autre chose que j’oublie toujours de recycler, ce sont les cartouches d’encres vides. Je sais que nous pouvons les mettre dans des containers spéciaux, à la déchetterie ou ailleurs mais je n’y pense jamais lorsque je change une cartouche.

Un point que j’espère vite résoudre : les bouteilles d’eau. Lorsque je suis en déplacement, j’emporte une bouteille d’eau en plastique. Je pense à me procurer une gourde afin de pouvoir remédier à ce problème pas du tout zéro déchet! J’ai déjà repéré modèle qui me plait bien!! Mais avant l’achat de la gourde, pour bannir la bouteille d’eau en plastique, nous devons à la maison, trouver une solution pour que l’eau du robinet puisse être consommée…elle est potable, mais elle a un goût assez désagréable… et pour le moment nous n’avons pas encore trouvé de technique pour y remédier….

Et vous, comment se passe votre démarche zéro déchet au travail??

Couture, Vie à la campagne, Zéro déchet

Ma démarche zéro déchet – Avec Bébé : couches et lingettes

Depuis que Bébé est arrivé, il y a plus d’un an, de nouvelles problématiques sont apparues pour ma démarche zéro déchet au quotidien. Je vous avais déjà parlé dans différents articles de mon utilisation de mouchoirs, lingettes, serviettes de table et serviettes hygiéniques, le tout lavable. Je ne peux donc pas passer à côté d’un article vous expliquant ma vie zéro déchet avec Bébé.

Commençons par le commencement. La grossesse et la préparation à l’arrivée de Bébé. A cette époque je suis déjà une grande adepte du quotidien zéro déchet, j’ai pesé pendant un an mes déchets, regardé ce que je pouvais améliorer (je le fais d’ailleurs toujours)  et je fais beaucoup moi même pour limiter déchets et autres produits nocifs. Alors tout naturellement, avec Mister Physalis nous réfléchissons, nous nous questionnons sur ce que nous allons devoir mettre en place avec l’arrivée de Bébé pour que notre quotidien zéro déchet ne soit pas trop chamboulé.

L’étude concerne l’alimentation (je n’en parlerai pas ici) et la toilette/change de Bébé. Ce sont ces deux points qui vont modifier le volume et le poids de nos poubelles.

toilette bébé

Les lingettes

Étant familiarisée avec ce système parce que j’en utilise moi même pour le visage, j’ai confectionné mes lingettes pendant ma grossesse en même temps que d’autres petites choses pour Bébé. En discutant avec les mamans de mon entourage, j’ai pris en compte leur expérience pour choisir la taille adaptée de la lingette. J’ai donc préparé des lingettes rectangulaires dans différentes matières : tissus éponge et tissus sweat (comme pour les lingettes pour femme carrées que je propose en boutique).

Les lingettes en tissus éponge me servent principalement pour la toilette de Bébé, celles en sweat me servent pour l’utilisation du liniment et franchement c’est top, j’en suis très satisfaite ! Le liniment n’est pas du tout absorbé, il reste en surface ce qui est idéal pour étaler sur les fesses de Bébé !

en cours de séchage

Elles me servent depuis le retour de la maternité. Je n’ai que quelques fois utilisé des lingettes jetables lors de visites chez des amis ou la famille, au début alors que je n’avais pas pris assez de lingettes dans le sac à langer. J’ai d’ailleurs eu du mal à m’en servir, le modèle jetable étant plus petit que celles que j’avais cousu pour Bébé !

Si vous êtes intéressées par ce type de lingettes lavables, vous pouvez retrouver les modèles que je propose à la vente sur la boutique Au Royaume de Physalis.

Les couches

Les couches. Voilà la grande question! Je suis « lavable » pour tout à la maison. Elles devront donc être lavables aussi. Quel modèle? A partir de quand? Et pour la maternité? Et lors de la garde de Bébé?  Bref… tout au long de la grossesse j’y ai réfléchis mais je n’ai pas su me décider. Mister Physalis lui était prêt à suivre n’importe quel choix en fait. Mais ce qui m’a beaucoup gêné lors de mes réflexions, c’était la taille que je devais choisir pour Bébé. Je ne savais pas quelle taille ni poids il allait faire à la naissance et je ne voulais pas acheter ou coudre un modèle sans avoir Bébé avec moi pour me rendre compte de ce que ça donnait sur lui.

J’ai donc finalement laissé de côté la question pour la reprendre une fois Bébé à la maison. Heureusement que je ne m’étais pas fixée sur un poids /taille pour choisir mes couches parce que Bébé est arrivé avec un mois d’avance. J’avoue j’étais un peu prise au dépourvu! Alors pendant les premiers mois j’ai un peu oublié les couches lavables, d’autres questions plus importantes étaient là et puis vu le petit poids de Bébé, nous avons débuté avec des couches jetables, le même que celles que nous avions à la maternité.

premier modèle couche testé

Ensuite, au bout de quelques mois, j’ai décidé d‘acheter des couches lavables. Le temps et la motivation me manquaient pour les faire moi même. Premier modèle testé : je ne suis pas satisfaite, beaucoup trop gros et puis il y a des fuites. J’en ai marre de faire des changements de vêtements plusieurs fois par jour et je suis fatiguée. Et puis à chaque fois je voyais que ça faisait gros devant et je me demandais si Bébé allait vraiment pouvoir se retourner sur le ventre lors de ses jeux sur le tapis !!

Je mets de côté les couches lavables. Je reprends des jetables, mais bio.  Et la nuit, c’est la cata, Bébé est tout le temps mouillé. Nous devons changer le lit à chaque fois le matin… Nouvelle marque de couches bio. Au bout de quelques mois, les fuites la nuit reprennent. Et je repense aux couches lavables. Quitte à avoir des fuites, autant utiliser les lavables me dis- je, énervée par les matins mouillés de Bébé et ses réveils en pleine nuit parce qu’il est trempé. Je modifie un peu mon système de couches lavables (je change de surcouche), mais nous les mettons juste pour la nuit : moins de fuite mais je trouve toujours que c’est trop gros et gênant pour ses mouvements.

deuxième modèle couches testé

Une amie achète des couches lavables pour son fils qui est né. Le système me plaît. Je tente avec la même marque qu’elle. Je les achète d’occasion sur le net.

Je teste : pas trop gros mais parfois il y a des fuites. Le système est assez simple. Mais je ne les utilise pas la nuit. Nous restons avec les jetables pour la nuit.

Je reste quelque temps comme ça : couches lavables la journée quand Bébé est avec moi (soit avec les inserts de la marque de la couche lavable soit avec des langes pliés remplaçant les inserts), jetables la nuit et lorsque de Bébé est en garde chez ses grands parents. Mais les fuites sont présentes la journée (avec les lavables) et la nuit (avec les jetables). Prise de tête !!!

troisième modèle de couche

Puis arrive la période où Bébé ne se laisse pas changer facilement, c’est un parcours du combattant pour arriver à lui mettre correctement les couches toute seule, et encore plus les couches lavables. Et pour éviter des fuites nous devons le changer max toutes les 2 heures donc le change était vraiment problématique. En plus, à ce moment là, il a les fesses rouges.  Alors retour aux couches jetables, j’arrive plus facilement à lui mettre les couches. Et au bout de quelques temps ses fesses ne sont plus irritées…Mais comment savoir si cela venait des couches ou des poussées dentaires? Une fois que Bébé accepte de nouveau de se laisser changer, je reprends les couches lavables. Un vrai Yo-Yo cette histoire !

couche lavable

Puis la machine à laver tombe en panne. Il faut l’avouer quand on utilise les couches lavables, les serviettes hygiéniques lavables etc… quand la machine ne fonctionne plus c’est assez gênant !

Retour aux couches jetables – et on a encore changé de marque à cause des fuites – parce que je ne veux pas donner les couches lavables à ma famille qui lave le linge pour nous. Et puis je n’aurais pas eu assez de couches lavables de toute façon.

Une fois la machine changée, j’ai eu du mal à reprendre l’utilisation des couches lavables…

Aujourd’hui, qu’en est il ??

Bébé a maintenant 15 mois et est très actif. Alors la couche jetable est parfois plus pratique pour nous quand nous sommes à l’extérieur. A la maison, Bébé est en couches lavables la plupart du temps, mais la nuit et pour la sieste, nous sommes toujours en jetable. Et comme je vous le disais plus haut, certains jours par semaine Bébé est en garde alors nous restons sur du jetable… 

Cependant je ne suis pas 100 % satisfaite. Pourquoi ?

  • Et bien parce que nous avons investi dans des couches lavables, d’occasion certes, mais si on ne s’en sert pas et bien niveau budget couches c’est pas top ! Il faut voir quand même la quantité de couches utilisées ! Alors les couches lavables resteraient vraiment plus rentables que les jetables si nous les utilisions à 100 %.

  • Et puis cette quantité de couches va bien quelque part ! Dans notre poubelle en tout premier lieu. Alors question Zéro déchet nous n’y sommes pas du tout ! Même en étant en mixte jetables/lavables, notre poubelle est composée majoritairement de couches! Donc il y a encore du boulot !!

  • Ensuite ça ne correspond pas du tout à notre optique de respect de la planète : les couches jetables c’est cracra même propres ! Question fabrication ça pollue mais ensuite question élimination des déchets, ça pollue aussi.

  • Enfin, à chaque fois que je mets une couche jetable à Bébé, je ne peux pas m’empêcher de penser à tous les produits chimiques qu’il y a dedans et aux dernières études sorties…

  • Et un problème encore non résolu : Bébé a de nouveau les fesses rouges depuis qu’ on a repris de façon plus intensive, les couches lavables à la maison. Et de nouveau des difficultés à le changer.

les couches actuellement

Bref pour conclure sur ce sujet complexe mais toujours très intéressant, nous commençons la nouvelle année en mixte lavable/jetable, avec un déficit côté lavable. Je souhaite pouvoir passer en lavable sur plus de jours, mais pour cela il va me falloir résoudre le problème des fesses irritées, des changes difficiles et des fuites la nuit.

Si vous avez des conseils, n’hésitez pas à me laisser un commentaire! Merci!

Edit du 19 mars 2018 : si vous souhaitez connaitre l’évolution de notre aventure couches, rendez vous ici pour un article de bilan 1 mois après cet article. Bonne lecture!

Vie à la campagne

Un hiver à la maison

Ces derniers jours se sont bien refroidis à la maison. La chaleur du feu est plus que bienvenue!

Avec le froid est arrivée la neige laissant apparaître des empreintes de pas des habitants de la maison, traces d’humains, de poules, d’oies et de chats se côtoient pour former de jolies frises sur la neige. Et ce froid, permet de pouvoir enfin marcher sur une terre dure et non boueuse! Ici, le pays de Bray, c’est le pays de la boue et l’hiver, nous marchons soit dans une zone boueuse soit sur de la terre gelée, et parfois dans de la neige.

alvina
« Arrête les photos et ouvre moi la porte! »
ses petits pieds
Les premiers pas de Bébé dans la boue

L’hiver est une saison où le terrain est « pause », le jardin est en attente de recevoir les prochains travaux, pendant que les poules le nettoie un peu. Les projets d’aménagement sont repoussés à des jours meilleurs et plus propices au travail à l’extérieur. Les piles de bois diminuent…

jardin
Les poules de Gournay profitent du potager et nous le préparent un peu pour la suite

L’hiver nous faisons aussi de belles observations, notamment à la mangeoire avec le va et vient des passereaux qui y trouvent de quoi se restaurer un peu.

Depuis que nous sommes installés à notre maison, je mets chaque hiver à disposition des oiseaux sauvages des graines et des boules de graisses.

moineau
Moineau domestique

Au début, cela ne profitait qu’aux moineaux domestiques qui, en plus de manger le blé ou le pain dur des poules et oies, venaient picorer dans la mangeoire installée devant la porte de mon atelier. Quelques rouges gorges familiers se montraient ainsi que des mésanges charbonnières.

L’an passé, des tourterelles turques gardaient jalousement leur boules de graisse et ne laissaient personne s’y approcher.

gros bec mâle
Gros bec casse noyaux

Cette année, et depuis le mois de décembre, j’ai vu arriver un oiseau que je n’avais pas vu depuis au moins dix ans : le Gros bec casse noyaux mâle. Cet oiseau de la famille des Fringillidés est un migrateur visible parfois aux mangeoires quand l’hiver est rude -Il adore le tournesol!- et il a un statut « assez rare » en période de reproduction¹. Cette année l’hiver n’est pas un hiver plus froid que d’ordinaire, et le Gros bec a pourtant été visible plusieurs fois chez nous mais aussi dans d’autres mangeoires en Normandie. Serait ce un effet du réchauffement climatique?

chardonneret
Chardonneret élégant

Au fil des années, le nombre d’espèces à venir se nourrir ici à augmenter : nous pouvons enfin ajouter le chardonneret élégant, l’accenteur mouchet, le pinson des arbres et la mésange bleue, présents en période nuptiale chez nous mais qui ne se nourrissaient pas à la mangeoire l’hiver. J’attends toujours la présence de tarins des aulnes, migrateurs et possiblement visibles aux mangeoires l’hiver, mais aussi d’espèces plus communes comme le verdier d’Europe ou le bruant jaune.

La mise en place du poste de nourrissage à la maison ne profite pas qu’aux oiseaux sauvages. Au pied de la mangeoire les poules de Gournay naines se régalent des graines laissées tombées par les oiseaux. Les boules de graisses sont aussi très prisées des poules…et des chats! Ils trouvaient le moyen de les faire tomber pour ensuite les manger au grand désarroi des poules qui les observaient avec envie!

poule naine
Les Gournay naines ramassent les graines de la mangeoire

Mais l’hiver va bientôt laisser place au printemps, les poules ont repris leur ponte – pour notre plus grand plaisir et celui de Bébé qui découvre pour la première fois les œufs dans le poulailler -, après une baisse de production d’œufs, due notamment au froid de l’hiver mais aussi au stress après qu’elles aient subi une attaque de chien…

oie normande
Oie Normande, la femelle est grise et blanche, le mâle est tout blanc

Les jars commencent à parader et à se combattre pour les futurs accouplements avec les oies Normandes et de Bavent. Bientôt les femelles prépareront leurs nids et se mettront à pondre de beaux œufs blancs.

chevreuil
Les veaux ne sont pas encore arrivés, les chevreuils en profitent

De temps à autre, un sanglier court dans l’herbage en face de la maison, des chevreuils y pâturent à la place des veaux, ce qui nous donne un magnifique spectacle lorsque le soleil veut bien éclairer un peu la scène.

Et vous, comment se passent vos hivers? Qu’aimez vous le plus à cette saison de l’année?

¹ Selon l’atlas des oiseaux de Haute Normandie réalisé par la LPO

Vie à la campagne

Mon quotidien – des nouvelles du jardin

Les semaines passent et ça pousse au potager! Entre pluie et soleil, les légumes  et les fruits continuent leur croissance et nous en profitons bien!

Les petits pois et fèves ont fini leur production, et c’était très bon!!

Les courges commencent à produire, les choux raves ont bien repris, les tomates et poivrons de la serre ont des fruits qui se forment, miam!

Je découvre aussi que des choux que j’avais acheté pensant que c’était des choux verts, sont en réalité des choux fleur, belle surprise!!

Du côté fruits, nous avons eu la chance cette année de profiter des cerises avant que les oiseaux viennent tout nous manger! Framboisiers et cassissiers sont encore très fournis, alors nous nous régalons!

Et les petits poussins ont bien grandi aussi!

Place aux photos!

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Vie à la campagne

Un dimanche à la campagne

La journée s’annonce chaude, une fois les petits déjeuners pris par tous les habitants de la maison, je décide de modifier légèrement mon programme de la journée pour aller profiter d’une petite heure de balade. Je choisis de prendre mon appareil photo, au cas où je serai inspirée par quelques jolies choses. 

Je pars en milieu de matinée, dans la pleine période de chants des oiseaux. Avec ce beau soleil et cette chaleur, les oiseaux chantent un peu partout et les papillons foisonnent sur le bord de la route. On pourrait même avoir la sensation qu’ils nous suivent le long de la promenade.

J’écoute, j’observe, je m’arrête pour regarder insectes et plantes. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps d’observer la nature!

Premier passage, je m’émerveille devant un groupement de végétaux, sur le bord d’un champ, composés de coquelicots, campanules, achillées… au deuxième passage devant ce groupement je redécouvre le lot : il y a 2 coquelicots blanc!

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Coquelicots (papaver rhoeas), rouge et blanc!

J’avance dans la promenade, fauvette à tête noire, pouillot véloce, troglodyte et bruant jaune chantent à tue tête. Le bruant se laisse observer sans les jumelles (que je n’avais pas prises), il est installé en haut d’un poteau électrique. Les mésanges poussent de petits cris dans le bosquet.

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Mâle bruant jaune sur son poteau

Je découvre un champ de lin, magnifique couleur bleu ciel. A côté une prairie a été fauchée et des ballots de foin attendent d’être rangés.

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Étendue bleu ciel, champ de lin

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Les papillons me suivent, hespérie sylvaine, petite tortue, tristan, myrtil, amaryllis volent le long des haies, composées de ronciers, tamier, noisetier…un chèvre feuille se laisse découvrir.

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Tristan
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Sylvaine

 

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Chèvrefeuille

Une libellule du genre Calopteryx se montre mais elle est farouche et  ne se laisse pas photographier. Je la remercie néanmoins de s’être montrée!

Je décide de faire demi tour pour retourner vers la maison, la chaleur devient plus forte, et puis je suis attendue chez moi.

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Vaches normandes

Je retrouve mes papillons sur le retour, les oiseaux chantent toujours. Une fois arrivée, j’entends le bruit du voisin qui travaille avec son tracteur dans l’herbage.

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J’ai chaud, j’ai soif, la chaleur devient lourde, la fraîcheur de la maison et une petite infusion froide de menthe me feront du bien! Mais quel bonheur de prendre un peu de temps pour profiter du soleil et des petites merveilles de la nature!