Couture, DIY, Zéro déchet

Astuce pour la cuisine : DIY Poche à douille

A la maison, nous aimons beaucoup cuisiner, tester, bricoler… et justement il y a peu de temps Mister Physalis avait dans l’idée de faire des biscuits. La recette qu’il avait sélectionné demandait d’utiliser des poches à douilles pour mettre en forme la pâte sur la plaque de cuisson, pour faire de jolis petits gâteaux.

C’est à ce moment là que nous nous sommes rendu compte que nous n’avions plus de poches à douilles! Effectivement, les dernières que nous avions utilisé étaient en plastique et jetables. Une fois le paquet terminé nous n’en avions pas acheté d’autres.

Il a fallu trouver une solution rapidement, parce que la pâte à biscuits était quasiment prête! Là je me suis rappelée des poches à douilles utilisées par mon beau père pour cuisiner, elles étaient lavables et en coton. Nous avions testé une fois il y a longtemps, mais nous n’avions pas trop aimé le tissus qui vieillit à force d’utilisation et de lavage… A cette époque on trouvait ça pas très propre et pas très appétissant… Mais là c’était assez urgent, alors j’ai proposé à Mister Physalis de faire quelque chose vite fait en tissus. Mister Physalis avait dans les mains les Beewrap et avait une idée : « tu ne pourrais pas coudre le Beewrap comme ça? ». L’idée, c’était de former un cône avec une des pièces de Beewrap que j’avais réalisé il y a quelques temps.

emballage ciré

Je n’étais pas sûre que ça passe à la machine à coudre, alors j’ai cousu à la main la pièce de tissus enduite de cire, pour la fermer, avec du fil de lin ciré. La couture terminée, il suffisait de couper le bout du cône obtenu, afin de pouvoir y passer la douille en métal.

avec la douille

Une fois terminé l’assemblage de la poche cirée et de la douille, le verdict est tombé : pas de fuites, rien! Ça marche sans problème! Par contre, la prochaine fois, il faudra s’assurer que la pâte à biscuit soit réussie…


DIY Poche à douilles cirée

Matériel

  • une pièce en tissus (coton) de grande taille (environ 30 cm x 30 cm ou 30 cm x 35 cm) ou un beewrap  (taille M ou L)
  • de la cire végétale ou d’abeille (non nécessaire si vous partez d’un beewrap)
  • du fil
  • une aiguille
  • une paire de ciseaux

Réalisation

  • Pour cirer votre pièce de tissus, rendez vous sur mon tutoriel pour réaliser un Beewrap.
  • Prenez votre tissus ciré et pliez le en deux selon une diagonale
  • Faire une couture à la main à environ 0.5 cm du bord, pour assembler les deux grands côtés ensembles.

couture poche

 

couture

  • Une fois la couture terminée, placez le surplus de couture sur un même côté.
  • Positionnez votre douille à côté, et coupez la pointe de la pièce de tissus, de façon à ce que la douille soit bien calée dans le trou.

couper la pointe

  • C’est terminé, vous pouvez l’utiliser pour préparer plein de gourmandises!

poche a douille

Attention, ne pas utiliser de préparation culinaire chaude dans la poche en tissus ciré. Laver après usage à l’eau froide et faire sécher.


J’espère que cette astuce vous aura été utile pour remplacer vos poches à douilles en plastique jetables!

 

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Vie à la campagne

Promenade d’une sieste un jour de printemps – Se déconnecter du quotidien et se reconnecter à la nature

Mercredi 11 avril, 14h. Bébé ne veut pas dormir. Le soleil illumine le ciel. C’est le moment de partir faire une petite balade en poussette et proposer un temps calme – voire une sieste pleine air – à Bébé. Je prépare Bébé, attrape mon appareil photo – au cas où – et nous sortons de la maison.

Hippolyte, le chat, nous observe de son parterre fleuri, pendant que je ferme la porte.

hippolyte un jour de printemps

Il fait bon, c’est une belle journée de printemps. Rien de mieux pour emmener Bébé aux pays des rêves et me permettre en même temps de me déconnecter pour renouer avec la nature environnante.

Au début de notre promenade, nous entendons un rouge queue noir : il est perché sur le toit du bâtiment. Il a choisi de déposer ses valises à la maison il y a quelque jours.

Le troglodyte mignon aussi nous signale sa présence lorsque je referme la barrière et quitte bientôt notre habitation.

Nous nous engageons sur la route, nous longeons des champs, c’est calme et silencieux tout à coup. Seul le bruit des roues frottant sur le macadam se laisse entendre. Un bourdon des pierres nous croise. Bébé vient de s’endormir.

Doucement je m’arrête, je regarde les fleurs qui commencent à fleurir. Renoncule ficaire, primevère officinale, stellaire holostée, cardamine des près, pâquerette, lierre terrestre,  véronique des chênes sont en fleurs par ci par là sur les bas côtés. 

renoncule ficaire

Les haies voient leur bourgeons éclore et sont par endroit piquetées de blanc grâce aux fleurs du prunellier, la vie reprend petit à petit. Je suis spectatrice de l’activité naissante et butinante des insectes : les bourdons des pierres s’affairent, les papillons paon du jour et petite tortue volettent autour de nous, ou se chauffent au soleil, posés sur la route.

Au fur et à mesure que j’avance, je m’approche d’un bosquet dans lequel je peux entendre rouge gorge familier, poulliot véloce, merle noire, geai des chênes, mésange bleue ou encore fauvette à tête noire. Le long de ce bosquet chantant, des plantes inféodées au milieu boisé sont en fleurs, notamment la belle anémone sylvie. J’aperçois aussi des fleurs de fraisiers de bois en grand nombre. Cela présage plein de jolis fruits rouges!

primevère officinale

Bébé et moi même continuons notre avancée, nous dépassons le bosquet, et j’aperçois dans le ciel deux hirondelles rustiques, elles aussi, arrivées depuis peu de temps dans le village.

Nous arrivons au croisement de deux routes, c’est à cet endroit que je décide de rebrousser chemin pour retourner vers notre maison. 

Au retour, nous nous trouvons de nouveau près du petit bois. Je m’arrête, je crois avoir entendu un début de chant aigu qui me semble familier. J’attends. Une voiture nous double. Bébé dort toujours. J’écoute et j’observe les arbres. Les feuilles ne sont pas encore suffisamment développées pour m’empêcher de voir les branches, néanmoins je regrette de ne pas avoir pris ma paire de jumelles. Je scrute et je le vois : le grimpereau de jardin. Il est en train de monter sur un frêne élevé, tout en tournant autour du tronc. Je le reconnais tout de suite et son observation confirme le début de chant émis quelques minutes plus tôt.

prunellier

Dommage, la batterie de mon appareil photo me lâche, je suis partie sans vérifier que j’étais bien équipée! J’immortalise cette observation dans ma tête. Un jour, Bébé pourra aussi voir cette scène insolite.

Je reprend ma marche, un tracteur nous a doublé, Bébé a bougé mais il ne semble pas se réveiller. Je continue doucement. Je croise un papillon citron : il n’était pas là tout à l’heure. 

Je m’éloigne du bosquet animé, je n’entend plus que le chien d’une maison voisine, qui aboie à notre passage ou une tondeuse au loin, passée par un voisin.

Je remarque, sur le bord de la route, des traces de chevreuils dans des ornières  boueuses de tracteurs. Ce deuxième passage me permet de voir ce que je n’avais pas repéré l’aller.

Une buse variable tourne au dessus de nos têtes. Dans quelques mois nous en verrons plusieurs, et les cris de jeunes buses animeront le ciel.

Nous arrivons presque à notre barrière, un cri d’alarme de merle noir et des pépiements de moineau domestique nous accueillent. Je décide de ne pas rentrer tout de suite, je laisse le temps à Bébé de se réveiller. C’est agréable de profiter de la chaleur! Je continue ma route, notre petite minette me passe devant en courant pour aller chez le voisin. Elle aussi profite et se balade. 

J’observe un groupe de primevère officinale, parmi elles, un individu est orange!

Bébé se réveille et je choisis de faire demi tour pour retourner chez nous. La minette nous devance mais elle décide de ne pas rentrer! J’ouvre le portail et les oies Normandes signalent notre venue. Bébé est bien éveillé et est prêt à explorer!

 

 

Boutique, Couture

Une étudiante, un livre et un cadeau de Noël – Voici comment est né mon protège livre.

Lorsque j’étais à l’université, surtout les deux dernières années d’études, je devais compter au moins une heure de RER et métro, par jour, de mon appartement à la faculté. Dans la très grande majorité des cas, je lisais, pour rendre le temps moins long et m’évader dans des histoires plaisantes, ou pour avancer dans la lecture des articles de recherches.

protège livre en action

Les articles, souvent des photocopies ou des documents imprimés, étaient rangés dans des pochettes cartonnées et n’avaient pas besoin de beaucoup de protection. Mais les livres que je prenais dans mon sac à dos, eux étaient mis tels quels et parfois, ils se retrouvaient mal menés à cause de la trousse ou encore de la bouteille d’eau. Et à force d’être manipulés, de sortir du sac puis d’être remis dedans, puis d’être déplacés pour insérer un cahier… les livres se retrouvaient avec des éraflures ou des pages cornées.

protège livre dans le sac

Sans être maniaque, je n’aime pas abîmer les livres. A chaque fois que je me retrouvais avec la couverture d’un livre plié, ça me chagrinait.

Une copine de promo, avait trouvé la parade, elle protégeait son livre du moment en l’emballant dans un foulard avant de le mettre dans son sac ou sa valise.

Plus tard, une fois les études terminées, j’ai déménagé, et la question du livre dans le sac pour passer le temps dans les transports en commun ne s’est plus vraiment posée.

Mais un jour, cette amie, lectrice assidue et dévoreuse de livre, est venue me voir en train, et dans sa valise il y avait un foulard qui protégeait un livre. Après cette visite, j’avais trouvé le prochain cadeau de Noël que j’allais lui fabriquer.

protège livre grand modèle

 

Je voulais faire une sorte de pochette qui permette de protéger un livre. Pour cela, il était nécessaire de prendre en compte que la taille et l’épaisseur de livres varient.

Après différents tests et essais, mon protège livre est né : c’est un couvre livre en forme de croix avec 3 boutons et un élastique, pour s’adapter au livre. Partant du principe que la plupart du temps, lorsque nous voyageons, nous prenons avec nous des livres de poches, mon couvre livre de base est un modèle pour livres de poches et certains livres un peu plus grands. J’ai ensuite réalisé des modèles pour des livres brochés et de dimensions plus importantes.

protège livre disponible à la vente

L’intérieur du protège livre est en polaire, tout doux pour protéger le livre, et l’extérieur est dans un tissus en coton fantaisie pour un accessoire original, unique, coloré et personnalisé.

protèges livres format poche

Depuis, c’est pour moi un accessoire fétiche et incontournable pour les amoureux des livres papiers.

Lors des marchés, je rencontre des personnes qui, elles aussi, protégeaient leurs bouquins dans des sacs plastiques, foulard ou autre. Maintenant, elles ont trouvé un système en tissus, lavable, réutilisable, coloré, unique et fantaisie, pour prendre soin de leur livre préféré.

protèges livres disponibles dans la boutique

Ainsi, les livres sont préservés des mauvais traitements dans les valises ou sacs, de façon élégante. Les protèges livres étant bien fermés, ils ne s’ouvrent pas et il n’est pas possible d’avoir une page ou une couverture pliée. 

Si vous cherchez une idée de cadeau original à offrir ou à se faire offrir, le protège livre fera le bonheur de tous lecteurs! 

deux formats de protège livre.JPG

Les modèles en vente dans la boutique sont de deux formats

  • un format de livres de poches avec une largeur de l’étui vide plié d’environ 15 cm et une hauteur de l’étui vide plié d’environ 21 cm.
  • un format plus grand avec une largeur de l’étui vide plié d’environ 20 cm et une hauteur de l’étui vide plié d’environ 26 cm.

protège livre grand format

Mais il est tout à fait possible de réaliser des modèles selon vos dimensions. Par exemple, un protège livre pour agenda de banque est réalisable, c’est d’ailleurs un modèle qui m’a été demandé : retrouvez les photos ici.

protège livre disponible


Les modèles personnalisés se font sur commande, pour cela n’hésitez pas à me contacter par mail ou sur la boutique en ligne ou via le blog ou sur Facebook ou sur Instagram.


 

Couture

Cadeau de naissance de Loric

En février, mon cousin et sa compagne ont donné naissance à un garçon, et pour accueillir le petit Loric, j’ai gardé mes habitudes : je leur ai confectionné un petit ensemble de bienvenue. Je vous laisse découvrir en images le lot composé d’un bavoir, de deux attaches tétines et d’un cube d’éveil, le tout assorti.

assortiment naissance loricattache tétinebavoir loriccadeau naissance loriccube éveil

Retrouvez les bavoirs que je créé et propose à la vente sur la boutique en ligne.

Les cubes d’éveil et attaches tétines ne sont pas disponibles en boutique mais  se font sur commande pour le moment.

DIY, Zéro déchet

Film alimentaire réutilisable ou beewrap – DIY inside

Après avoir banni de nombreux produits jetables du quotidien  (mouchoirs, serviettes, protections intimes, lingettessacs de courses …) nous avons encore du chemin à faire afin de diminuer le nombre de déchets que nous produisons. 

Pourtant, il y a des choses que nous ne consommons pas beaucoup, et pour lesquelles les boites restent dans le tiroir de la cuisine, notamment le papier aluminium et le film étirable.

En effet, la plupart du temps, nous trouvons une autre alternative (cependant, ce n’est pas comme ça que nous allons les éliminer définitivement de la cuisine…). Par exemple, pour couvrir un contenant à ranger au réfrigérateur, nous utilisons une assiette. Et à partir d’aujourd’hui, la concurrence sera rude parmi les techniques supplantant le jetable : j’ai décidé d’ajouter à notre quotidien, l’utilisation d’emballage ciré réutilisable, aussi appelé beewrap.

dans le frigo

C’est une pièce de tissus, en coton, enduite de cire, en général d’abeille, fondue. Ce qui permet de rendre l’emballage imperméable et de bien protéger ce qu’il recouvre. Ce tissus enduit peut être utilisé pour tout emballer sauf les viandes et poissons ainsi que les produits chauds. Il se nettoie facilement à l’eau froide

Cela faisait un certain temps déjà que je lisais des témoignages de personnes utilisant ce type de protection alimentaire et que j’en voyais en vente en magasin bio ou sur le net. A chaque fois, l’idée m’interpellait mais je ne m’étais pas encore lancé dans la confection de ce produit. Et puis un jour, ce fût le déclic (surement après avoir lu le guide de la Famille presque Zéro Déchet qui m’a encore plus conforté dans ma démarche de diminution de déchet). J’ai décidé d’acheter de la cire d’abeille au magasin bio du coin et choisit le tissus dans mon stock, pour pouvoir donner naissance à mes super beewrap personnalisés.

Le but de cette réalisation était aussi de commencer à donner une seconde vie à une housse de couette que j’ai dû retirer de sa fonction première après l’avoir malencontreusement craquée sur un mètre environ…Bref, elle a terminé son rôle de housse de couette, elle en prendra un nouveau en devenant housse alimentaire.

Voici comment j’ai procédé : 

Matériel

matériel

  • du tissus propre en coton ( pas trop fin ni trop épais) 
  • de la cire d’abeille en copeaux/paillettes
  • une paire de ciseaux cranteurs
  • un four et une plaque
  • du papier sulfurisé (que vous garderez et dédierez à la confection des emballages cirés) sauf si vous « sacrifiez » une plaque de four, qui ne servira qu’à la confection des beewrap

Réalisation

  • Découper le tissus en différentes pièces de différentes tailles.
  • Bien repasser les morceaux.

tissus coupés et repassé

  • Préchauffer le four à 100 °C environ.
  • Poser le papier sulfurisé sur la plaque du four, puis mettez y une pièce de tissus.

mise dans le plat

  • Recouvrir avec de la cire, sans en mettre de trop (ce n’est pas évident de savoir doser au début!). 

dépot de la cire

  • Mettre la plaque au four.

mise au four

  • Retirer la plaque au bout de quelques minutes quand la cire est fondue.
  • Prendre le morceau de tissus au niveau des coins (attention de ne pas vous brûler) et secouer le pour le faire refroidir.
  • Si des zones du tissus ne sont pas cirées, reposer le morceau sur la plaque et ajouter de la cire aux endroits vides et recommencer jusqu’à ce que le tissus soit entièrement recouvert de cire.

carré ciré

  • Poser votre beewrap à plat et procéder de la même façon jusqu’à ce que vos pièces soient toutes imperméabilisées par la cire.

beewrap sur bol

J’en ai préparé 6 au total, dans 3 tailles différentes, et je m’en sers pour emballer du fromage ou des légumes coupés, recouvrir des plats (quand je n’utilise pas la technique de l’assiette posée dessus)…J’avais un peu peur au début que l’épaisseur du tissus soit dérangeante, mais cela n’empêche pas le film réutilisable d’être efficace et de remplir parfaitement son rôle de protection et de conservation.

emballage ciré

Astuces

  • Vous pouvez ranger vos beewrap pliés dans une boite, un tiroir, ou enroulés et rangés dans un pot (solution que j’ai choisi pour le moment, j’y ai mis aussi le papier sulfurisé dédié à leur confection).
  • Si vous vous retrouvez avec de la cire sur les mains, cela peut être difficile à retirer à l’eau (et si vous y arrivez, vous risquez de boucher vos canalisations, selon la quantité de cire…), dans ce cas, nettoyez vous les mains en les frottant avec un peu d’huile végétale. La cire est éliminée sans aucun soucis.
  • Au bout de quelques temps d’utilisation, l’emballage peut perdre un peu de sa fonction imperméable et être moins ciré, ne le jetez pas, et remettez à fondre de la cire dessus!

Bonne réalisation!

Vous voulez savoir ce que je fais d’autres avec des draps? Voici une liste de mes créations originales, uniques, zéro déchet et pratiques : 

 

Vie à la campagne

Les préparatifs au jardin

Nous sommes presque à la fin du mois de mars, les fleurs commencent à pousser dans le jardin. Les poules et les oies commencent à pondre. Les jours rallongent et l’envie de travailler dans le potager se fait de plus en plus sentir!

 

Cette année, je suis un peu en retard dans mes préparatifs. D’habitude, en fin d’année, je fais le point sur les graines restantes, pour savoir quelles graines il me reste et acheter celles qui me manquent. De cette manière, lorsque je commence mon potager en mars, j’ai tout sous la main

paquet de graine
Les paquets de graines qui restent

Avant de semer ou de repiquer des plants, je prépare le terrain. A l’extérieur mais aussi sur papier. 

Préparation sur le papier

Depuis que je suis installée dans ma maison, je note sur un carnet tous les travaux effectués sur le terrain : les plantations de fruitiers, ce que je fais dans le potager, mais aussi des informations concernant les animaux présents à la maison.

Ainsi, je compare les résultats des tests que j’effectue dans le potager, je note si je continue ou non telle ou telle production, j’inscris quand une poule ou une oie commence à couver, le nombre de poussins ou oisons nés, quel soin nous avons prodigué pour telle ou telle poule, l’arrivée temporaire ou permanente d’un nouvel habitant à la maison… bref j’écris toutes les informations utiles pour progresser dans notre élevage et dans notre jardin.

outil de travail sur papier
Carnet de bord du jardin et le guide du jardinage écologique

Ce carnet, combiné au petit guide du jardinage écologique (offert par mes parents lors de la création de mon premier potager), me permet de faire le plan de mon jardin.

D’une année sur l’autre je ne replante pas la même chose au même endroit. J’ai choisi de faire une rotation de culture.  Premièrement parce que toujours semer ou planter la même espèce végétale sur la même parcelle favorise l’apparition de maladies et parasites de cette espèce. Deuxièmement, parce que parfois je constate que l’installation de telle plante à tel endroit n’était pas pratique. Et troisièmement, parce que j’apprécie que les associations de plantes dessinent différemment le potager d’une année sur l’autre.

tableau des associations de plantes
Tableau des associations de plantes

Pour faire le plan de cette année, j’ai repris celui de l’année dernière, et j’ai regardé dans mon guide du jardinage, le tableau des associations de plantes. Ce faisant, j’essaie de placer mes lignes de production de manière à ce que les plantes les unes à côté des autres aient une interaction positive (sinon neutre).

Par exemple, je plante souvent des choux et des salades ensembles. Cette association est bénéfique pour les deux espèces mais c’est aussi une économie de place : lorsque l’on repique des pieds de choux, il ne faut pas trop les serrer, en effet, ils prennent une certaine place, trop proches les uns des autres, ils se développent moins. Il est donc intéressant, pour ne pas « perdre » de place, de repiquer en même temps de la salade, qui, ayant une croissance plus rapide, sera prélevée avant que les choux n’aient fini leur croissance. 

Une fois le plan terminé, il suffira de le suivre et de repérer approximativement dans le jardin, où planter les légumes.

Faire un plan me permet aussi, d’une année sur l’autre, de me rappeler combien de routes/pieds de légumes j’avais planté et si l’année suivante je choisis d’en faire plus ou moins. Pour vous citer quelques exemples, l’année dernière j’avais fait deux routes et demi de pommes de terre – c’était un peu juste pour notre consommation- cette année j’en prévois quatres. L’an passé j’avais fait une route de radis noir et de radis de Gournay, finalement nous ne les avons pas mangé, alors cette année je n’en fais pas.

Préparation du terrain

L’hiver, j’ouvre la porte de la cour des poules afin qu’elles puissent nettoyer le potager des herbes et éventuels parasites. Je ne couvre donc pas la terre du potager et je ne mets pas non plus d’engrais vert.

Avant de semer, je retire du potager les quelques légumes qui seraient encore présents (parfois ce sont des poireaux et des carottes, que je cuisine ou congèle pour de futurs plats), j’arrache les pieds de choux coupés et autres plantes qui vont me gêner pour la création de mes routes. Puis, je mets dans le potager le fumier (dans lequel j’avais planté des courges l’année d’avant) mélangé à la paille et excréments que nous retirons lors des nettoyages de clapiers et poulaillers. J’incorpore le tout à la terre, sauf dans les zones où je prévois de planter mes bulbes (oignons, ail et échalotes), d’où l’intérêt de faire un plan de potager. J’ameublis la terre afin de faciliter la croissance des plantes.

Une fois que cela est fait, les poules ne sont plus autorisées à se balader dans le potager, encore moins lorsque les graines viennent d’être semées!!

poule et coq de gournay
Poule et coq de Gournay

La zone réservée aux courges est la seule qui ne varie pas d’une année sur l’autre (question de place). Lorsqu’elle a été débarrassée du fumier/terreau, je la prépare de nouveau en remettant du fumier plus récent qui servira ensuite à la plantation des futurs plants de courges.

jardin nettoyé
Terrain après passage des poules l’hiver

Une fois que le potager est prêt, je me lance dans la plantation des bulbes, puis le semis de radis, salade à couper, pois, fèves, choux… et dans l’entretien du potager. Très souvent, ces actions sont conditionnées par la météo!

Et vous, avez vous un potager-jardin de balcon/terrasse chez vous? Quels travaux entamez vous actuellement?

 

 

Cuisine

Printemps et Journée sans viande

Demain, 20 mars, c’est jour de Printemps, mais c’est aussi la journée internationale sans viande. C’est l’occasion pour moi de vous donner ici quelques liens de recettes végéta*iennes qui m’inspirent lors de la préparation de mes menus et de mes plats. Je ne fais toujours les recettes à la lettre, mais ce partage permet de vous donner des idées pour vous lancer dans une alimentation sans viande.

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Retrouvez aussi des idées de recettes sur les sites Végémiam et Veganpratique.

Et vous, quelle est votre recette végé*alienne préférée?