Vie à la campagne, zéro déchet

Ma démarche zéro déchet – Au travail

Jusqu’à présent je vous ai parlé de la démarche que j’entreprends chaque jour pour atteindre un quotidien zéro déchet . Mais qu’en est il côté boulot ?

Comme vous le savez peut être (ou non?), je travaille à la maison en tant que créatrice du Royaume de Physalis. Je réalise pour vous des accessoires durables pour le quotidien, des accessoires avec des tissus qui m’inspirent, des tissus colorés, des tissus nature, mais aussi avec des tissus récupérés ou venant de la transformation de vêtements (plus d’info ici).

Lors de la fabrication des produits

Pendant cette étape, j’essaie toujours de limiter les déchets. Dans mon cas, les déchets obtenus sont majoritairement en tissus. Les chutes sont importantes, même si lors de la découpe de mes pièces, je place les patrons de façon à avoir le minimum de pertes. Pour moi, chaque morceau de tissus est important. Je ne jette donc pas les chutes de tissus. Elles sont gardées dans une malle en attente d’un futur projet : rembourrage coussin, assemblage des chutes pour des créations patchwork…

malle tissus

Pour info, j’avais déjà publié sur le blog des idées pour ne pas jeter les chutes de tissus : 

J’utilise aussi des vêtements que je transforme pour la réalisation de certains modèles. Parfois, les chutes restantes des vêtements ne sont plus utilisables (trop abîmées par exemple), dans ce cas, selon la pièce du vêtement, la matière, soit j’en fais des chiffons pour le ménage, soit je mets les restes dans les containers de recyclage de vêtements.

Pour la réalisation de mes différents accessoires, je suis toujours à l’affût d’occasion : de boutons à récupérer sur un vêtement, de la mercerie sur des foires à tout… je fais attention à la qualité de la fourniture : la seconde main ou les pièces d’occasion neuves me servent souvent pour créer. C’est pour moi important de réutiliser des éléments encore en bon état, plutôt que de les voir partir à la poubelle.

La partie administrative

Pour ce qui est de la partie administrative, lorsque j’ai vraiment besoin d’imprimer des factures ou autres documents que je dois garder, j’utilise toujours des feuilles qui ont déjà une face utilisée. C’est quelque chose que je fais, pour le travail ou non, j’utilise les feuilles de papiers jusqu’à ce que je ne puisse plus écrire dessus par faute de place!

Lorsque je reçois du courrier/des colis, je mets de côté, quand cela est possible, les enveloppes et emballages, afin de pouvoir les réemployer ensuite lors de mes envois de commandes et courriers. Si les enveloppes ne peuvent pas être réutilisées, je les garde pour ranger mes patrons et explications couture (de même que les pochettes d’imagerie médicale).

rangement des patrons

De même, lors des envois, je limite aussi les emballages et les papiers accompagnant les produits commandés.

colis et lettre

Sur les marchés/salons – lors des déplacements

Lors de mes ventes sur des salons/marchés, je prévois toujours mon repas ainsi que mon matériel de pique nique Zéro déchet : boite en verre, pochette à en cas, couvert et serviette de table.

pochette encas orange

Selon le produit acheté sur mon stand, je propose ou non un sac en papier pour transporter (j’ai du stock à écouler :)…).

Avoir une boutique en ligne implique l’envoi des produits mais aussi des déplacements pour aller à la poste. La où nous vivons, nous avons besoin de la voiture pour nos déplacements. Il n’est pas possible de se déplacer à pieds ou en transport en commun pour aller à la poste, en courses ou à la bibliothèque. Autant que possible, lorsque je dois me déplacer à la poste ou ailleurs, je le fais en combinant plusieurs « missions ». Surtout que la plupart des déplacements nous emmènent au même endroit! Je vais donc aller à la poste et en même temps à la pharmacie, en courses etc. 

Ce que je n’ai pas encore résolu

Depuis le début de mon activité, j’ai changé 3 ou 4 fois de cartes de visite. Au début seul le blog (qui a changé d’adresse depuis la création de mon entreprise) et l’adresse mail était sur la carte mais au fur et à mesure j’ai dû ajouter la boutique en ligne (qui a changé aussi, fermeture d’A Little Market oblige…), Facebook, et maintenant Instagram! Bref, entre les changements je n’ai pas pu écouler les cartes de visite car j’en avais commandé en trop grand nombre au début… je vais devoir mettre les cartes obsolètes au recyclage. Et pour se faire connaitre sur des stands, les cartes de visites sont toujours utiles. Elles génèrent des déchets mais il me faudra quand même en garder.

Je jette beaucoup de bobines de fil vides.  Elles sont pour la plupart en plastique. Je n’en ai pas encore trouvé l’utilité donc je ne les garde pas et elles finissent à la poubelle. Si quelqu’un a des propositions d’upcylcing je suis preneuse 🙂 !

bobine.JPG

J’utilise encore du scotch blanc pour fermer certains de mes colis. J’ai l’intention de passer à du scotch kraft une fois mon stock de scotch terminé.

Une autre chose que j’oublie toujours de recycler, ce sont les cartouches d’encres vides. Je sais que nous pouvons les mettre dans des containers spéciaux, à la déchetterie ou ailleurs mais je n’y pense jamais lorsque je change une cartouche.

Un point que j’espère vite résoudre : les bouteilles d’eau. Lorsque je suis en déplacement, j’emporte une bouteille d’eau en plastique. Je pense à me procurer une gourde afin de pouvoir remédier à ce problème pas du tout zéro déchet! J’ai déjà repéré modèle qui me plait bien!! Mais avant l’achat de la gourde, pour bannir la bouteille d’eau en plastique, nous devons à la maison, trouver une solution pour que l’eau du robinet puisse être consommée…elle est potable, mais elle a un goût assez désagréable… et pour le moment nous n’avons pas encore trouvé de technique pour y remédier….

Et vous, comment se passe votre démarche zéro déchet au travail??

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Cuisine

Légumes d’hiver au curry et lait de coco

Quand les flocons de neige tombent ici et là et que le vent nous pique le visage, rien ne vaut la chaleur de la maison, à l’abri sous une couverture ou au près du feu! Mais le réconfort passe aussi parfois par un bon plat chaud et épicé, avec des légumes d’hiver (venant du jardin – enfin quand ils en restent encore!).

curry légumes

Aujourd’hui je vous propose une recette végétarienne que j’ai découvert cet hiver. Je l’ai souvent préparé ces derniers temps, elle me réchauffe le corps, le cœur, l’esprit, par sa douceur, sa chaleur et sa note de curry. Et puis cette recette plait aussi beaucoup à Mister Physalis, c’est une occasion à ne pas manquer, pour pouvoir lui proposer des repas sans viande!

Voici donc pour vous ma version du curry de légumes au lait de coco. Je l’associe à des pois chiches et des céréales (riz ou pâtes, cela dépend!), afin que le repas soit bien équilibré. 

Ingrédients pour 6 personnes

En général, lorsque je cuisine, je fais toujours en grande quantité, de cette manière cela nous fait deux repas et nous en mettons au congélateur pour deux midis par exemple. 

Souvent, je mets un peu au hasard la quantité de légumes (selon la taille du légume) et de pois chiches. Pour cette recette, c’est donc un peu approximatif et au goût de chacun! 

étape 1 ingrédients

  • un panais, environ 200 g
  • un navet, environ 200 g
  • une carotte, environ 200 g
  • une butternut , environ 200g
  • une gousse d’ail
  • environ 100 g de pois chiches secs ou une boite de pois chiches cuits
  • une boite de lait de coco
  • environ 30 cl de bouillon de légumes (dans mon cas, c’est du jus de cuisson de légumes préparés pour une soupe : citrouille, carotte, poireaux)
  • huile d’olive
  • du curry, du sel, du poivre

Réalisation

  • Si vous utilisez des pois chiches secs, la veille de votre préparation, mettez à tremper les pois chiches.
  • Le jour même, égouttez vous pois chiches puis mettez les à cuire dans de l’eau pendant environ 20 min. Cette étape n’est pas nécessaire si vous utilisez des pois chiches déjà cuits.
  • Épluchez et coupez les légumes.

étape 2 éplucher légumes

  • Mettez un peu d’huile d’olive, dans un faitout ou une sauteuse, et faites revenir légèrement l’ail puis les légumes.

étape 3 faire revenir les légumes

  • Ajoutez le bouillon liquide et le lait de coco.

étape 4 ajouter bouillon et lait cocoétape 5 liquides sont ajoutés

  • Puis ajoutez le curry selon vos préférences.

étape 6 ajout curry

  • Couvrez et laisser cuire en remuant de temps en temps.
  • Quand les légumes commencent légèrement à être tendres, ajoutez les pois chiches (dans mon cas, environ 20 min). Goûtez la sauce, si besoin ajouter un peu de curry, du sel et du poivre.

étape 7 ajout pois chiche

  • Laisser mijoter, jusqu’à ce que les légumes soient complètement cuits (dans mon cas, pendant 10 min).

étape 8 cuisson finale

  • Retirez du feu et servir avec du riz, des pâtes ou encore de la semoule, pour un repas complet.

étape 9 déguster avec du riz

Bon appétit!

Astuces

Lors de la préparation de votre curry de légumes au lait de coco, vous pouvez garder les épluchures de vos légumes!

Dans mon cas, j’ai donné à ma lapine ce qu’elle pouvait manger : peau de carottes, de panais et de navet. Le reste, peau de butternut et d’ail est allé au compost.

Cependant, si vous lavez bien tous vos légumes vous pouvez garder les épluchures et les congeler pour la réalisation d’un futur bouillon de légumes, que vous pourrez utiliser pour la préparation de prochains petits plats. Cette technique je l’ai déjà testé, à chaque fois que j’épluchais des légumes, je gardais les épluchures, ainsi que les branches d’herbes aromatiques, que je congelais. Quand j’ai eu suffisamment d’épluchures, j’ai préparé un bouillon.

Vous pouvez aussi garder les graines de butternut pour en semer l’année d’après (ce que je fais la plupart du temps ou alors je les donne aux poules). Attention, si vous plantez plusieurs espèces de courges les unes à côté des autres, si vous gardez les graines des fruits obtenus, l’année dernière, des croisements peuvent avoir lieu. Pour le moment, ça ne m’est pas encore arrivé…Sinon, vous pouvez aussi consommer les graines.

Après avoir lu le livre Les Epluchures de Marie Cochard, tout un choix de recettes et de DIY s’offrent à nous pour ne pas jeter nos épluchures! Des idées en vrac qui m’inspirent, pour les épluchures de cette recette : 

  • Les pelures d’ail à mettre dans un pot dans la maison pour éloigner les insectes (bonne idée pour cet été!)
  • Confitures d’épluchures de carottes
  • Crackers aux graines de courges

 

Et vous, que faites vous pour limiter vos déchets de cuisine lors de la préparation de vos plats?

 

Couture, Vie à la campagne, zéro déchet

Ma démarche zéro déchet – Avec Bébé : couches et lingettes

Depuis que Bébé est arrivé, il y a plus d’un an, de nouvelles problématiques sont apparues pour ma démarche zéro déchet au quotidien. Je vous avais déjà parlé dans différents articles de mon utilisation de mouchoirs, lingettes, serviettes de table et serviettes hygiéniques, le tout lavable. Je ne peux donc pas passer à côté d’un article vous expliquant ma vie zéro déchet avec Bébé.

Commençons par le commencement. La grossesse et la préparation à l’arrivée de Bébé. A cette époque je suis déjà une grande adepte du quotidien zéro déchet, j’ai pesé pendant un an mes déchets, regardé ce que je pouvais améliorer (je le fais d’ailleurs toujours)  et je fais beaucoup moi même pour limiter déchets et autres produits nocifs. Alors tout naturellement, avec Mister Physalis nous réfléchissons, nous nous questionnons sur ce que nous allons devoir mettre en place avec l’arrivée de Bébé pour que notre quotidien zéro déchet ne soit pas trop chamboulé.

L’étude concerne l’alimentation (je n’en parlerai pas ici) et la toilette/change de Bébé. Ce sont ces deux points qui vont modifier le volume et le poids de nos poubelles.

toilette bébé

Les lingettes

Étant familiarisée avec ce système parce que j’en utilise moi même pour le visage, j’ai confectionné mes lingettes pendant ma grossesse en même temps que d’autres petites choses pour Bébé. En discutant avec les mamans de mon entourage, j’ai pris en compte leur expérience pour choisir la taille adaptée de la lingette. J’ai donc préparé des lingettes rectangulaires dans différentes matières : tissus éponge et tissus sweat (comme pour les lingettes pour femme carrées que je propose en boutique).

Les lingettes en tissus éponge me servent principalement pour la toilette de Bébé, celles en sweat me servent pour l’utilisation du liniment et franchement c’est top, j’en suis très satisfaite ! Le liniment n’est pas du tout absorbé, il reste en surface ce qui est idéal pour étaler sur les fesses de Bébé !

en cours de séchage

Elles me servent depuis le retour de la maternité. Je n’ai que quelques fois utilisé des lingettes jetables lors de visites chez des amis ou la famille, au début alors que je n’avais pas pris assez de lingettes dans le sac à langer. J’ai d’ailleurs eu du mal à m’en servir, le modèle jetable étant plus petit que celles que j’avais cousu pour Bébé !

Si vous êtes intéressées par ce type de lingettes lavables, vous pouvez retrouver les modèles que je propose à la vente sur la boutique Au Royaume de Physalis.

Les couches

Les couches. Voilà la grande question! Je suis « lavable » pour tout à la maison. Elles devront donc être lavables aussi. Quel modèle? A partir de quand? Et pour la maternité? Et lors de la garde de Bébé?  Bref… tout au long de la grossesse j’y ai réfléchis mais je n’ai pas su me décider. Mister Physalis lui était prêt à suivre n’importe quel choix en fait. Mais ce qui m’a beaucoup gêné lors de mes réflexions, c’était la taille que je devais choisir pour Bébé. Je ne savais pas quelle taille ni poids il allait faire à la naissance et je ne voulais pas acheter ou coudre un modèle sans avoir Bébé avec moi pour me rendre compte de ce que ça donnait sur lui.

J’ai donc finalement laissé de côté la question pour la reprendre une fois Bébé à la maison. Heureusement que je ne m’étais pas fixée sur un poids /taille pour choisir mes couches parce que Bébé est arrivé avec un mois d’avance. J’avoue j’étais un peu prise au dépourvu! Alors pendant les premiers mois j’ai un peu oublié les couches lavables, d’autres questions plus importantes étaient là et puis vu le petit poids de Bébé, nous avons débuté avec des couches jetables, le même que celles que nous avions à la maternité.

premier modèle couche testé

Ensuite, au bout de quelques mois, j’ai décidé d‘acheter des couches lavables. Le temps et la motivation me manquaient pour les faire moi même. Premier modèle testé : je ne suis pas satisfaite, beaucoup trop gros et puis il y a des fuites. J’en ai marre de faire des changements de vêtements plusieurs fois par jour et je suis fatiguée. Et puis à chaque fois je voyais que ça faisait gros devant et je me demandais si Bébé allait vraiment pouvoir se retourner sur le ventre lors de ses jeux sur le tapis !!

Je mets de côté les couches lavables. Je reprends des jetables, mais bio.  Et la nuit, c’est la cata, Bébé est tout le temps mouillé. Nous devons changer le lit à chaque fois le matin… Nouvelle marque de couches bio. Au bout de quelques mois, les fuites la nuit reprennent. Et je repense aux couches lavables. Quitte à avoir des fuites, autant utiliser les lavables me dis- je, énervée par les matins mouillés de Bébé et ses réveils en pleine nuit parce qu’il est trempé. Je modifie un peu mon système de couches lavables (je change de surcouche), mais nous les mettons juste pour la nuit : moins de fuite mais je trouve toujours que c’est trop gros et gênant pour ses mouvements.

deuxième modèle couches testé

Une amie achète des couches lavables pour son fils qui est né. Le système me plaît. Je tente avec la même marque qu’elle. Je les achète d’occasion sur le net.

Je teste : pas trop gros mais parfois il y a des fuites. Le système est assez simple. Mais je ne les utilise pas la nuit. Nous restons avec les jetables pour la nuit.

Je reste quelque temps comme ça : couches lavables la journée quand Bébé est avec moi (soit avec les inserts de la marque de la couche lavable soit avec des langes pliés remplaçant les inserts), jetables la nuit et lorsque de Bébé est en garde chez ses grands parents. Mais les fuites sont présentes la journée (avec les lavables) et la nuit (avec les jetables). Prise de tête !!!

troisième modèle de couche

Puis arrive la période où Bébé ne se laisse pas changer facilement, c’est un parcours du combattant pour arriver à lui mettre correctement les couches toute seule, et encore plus les couches lavables. Et pour éviter des fuites nous devons le changer max toutes les 2 heures donc le change était vraiment problématique. En plus, à ce moment là, il a les fesses rouges.  Alors retour aux couches jetables, j’arrive plus facilement à lui mettre les couches. Et au bout de quelques temps ses fesses ne sont plus irritées…Mais comment savoir si cela venait des couches ou des poussées dentaires? Une fois que Bébé accepte de nouveau de se laisser changer, je reprends les couches lavables. Un vrai Yo-Yo cette histoire !

couche lavable

Puis la machine à laver tombe en panne. Il faut l’avouer quand on utilise les couches lavables, les serviettes hygiéniques lavables etc… quand la machine ne fonctionne plus c’est assez gênant !

Retour aux couches jetables – et on a encore changé de marque à cause des fuites – parce que je ne veux pas donner les couches lavables à ma famille qui lave le linge pour nous. Et puis je n’aurais pas eu assez de couches lavables de toute façon.

Une fois la machine changée, j’ai eu du mal à reprendre l’utilisation des couches lavables…

Aujourd’hui, qu’en est il ??

Bébé a maintenant 15 mois et est très actif. Alors la couche jetable est parfois plus pratique pour nous quand nous sommes à l’extérieur. A la maison, Bébé est en couches lavables la plupart du temps, mais la nuit et pour la sieste, nous sommes toujours en jetable. Et comme je vous le disais plus haut, certains jours par semaine Bébé est en garde alors nous restons sur du jetable… 

Cependant je ne suis pas 100 % satisfaite. Pourquoi ?

  • Et bien parce que nous avons investi dans des couches lavables, d’occasion certes, mais si on ne s’en sert pas et bien niveau budget couches c’est pas top ! Il faut voir quand même la quantité de couches utilisées ! Alors les couches lavables resteraient vraiment plus rentables que les jetables si nous les utilisions à 100 %.

  • Et puis cette quantité de couches va bien quelque part ! Dans notre poubelle en tout premier lieu. Alors question Zéro déchet nous n’y sommes pas du tout ! Même en étant en mixte jetables/lavables, notre poubelle est composée majoritairement de couches! Donc il y a encore du boulot !!

  • Ensuite ça ne correspond pas du tout à notre optique de respect de la planète : les couches jetables c’est cracra même propres ! Question fabrication ça pollue mais ensuite question élimination des déchets, ça pollue aussi.

  • Enfin, à chaque fois que je mets une couche jetable à Bébé, je ne peux pas m’empêcher de penser à tous les produits chimiques qu’il y a dedans et aux dernières études sorties…

  • Et un problème encore non résolu : Bébé a de nouveau les fesses rouges depuis qu’ on a repris de façon plus intensive, les couches lavables à la maison. Et de nouveau des difficultés à le changer.

les couches actuellement

Bref pour conclure sur ce sujet complexe mais toujours très intéressant, nous commençons la nouvelle année en mixte lavable/jetable, avec un déficit côté lavable. Je souhaite pouvoir passer en lavable sur plus de jours, mais pour cela il va me falloir résoudre le problème des fesses irritées, des changes difficiles et des fuites la nuit.

Si vous avez des conseils, n’hésitez pas à me laisser un commentaire! Merci!

Vie à la campagne

Un hiver à la maison

Ces derniers jours se sont bien refroidis à la maison. La chaleur du feu est plus que bienvenue!

Avec le froid est arrivée la neige laissant apparaître des empreintes de pas des habitants de la maison, traces d’humains, de poules, d’oies et de chats se côtoient pour former de jolies frises sur la neige. Et ce froid, permet de pouvoir enfin marcher sur une terre dure et non boueuse! Ici, le pays de Bray, c’est le pays de la boue et l’hiver, nous marchons soit dans une zone boueuse soit sur de la terre gelée, et parfois dans de la neige.

alvina
« Arrête les photos et ouvre moi la porte! »
ses petits pieds
Les premiers pas de Bébé dans la boue

L’hiver est une saison où le terrain est « pause », le jardin est en attente de recevoir les prochains travaux, pendant que les poules le nettoie un peu. Les projets d’aménagement sont repoussés à des jours meilleurs et plus propices au travail à l’extérieur. Les piles de bois diminuent…

jardin
Les poules de Gournay profitent du potager et nous le préparent un peu pour la suite

L’hiver nous faisons aussi de belles observations, notamment à la mangeoire avec le va et vient des passereaux qui y trouvent de quoi se restaurer un peu.

Depuis que nous sommes installés à notre maison, je mets chaque hiver à disposition des oiseaux sauvages des graines et des boules de graisses.

moineau
Moineau domestique

Au début, cela ne profitait qu’aux moineaux domestiques qui, en plus de manger le blé ou le pain dur des poules et oies, venaient picorer dans la mangeoire installée devant la porte de mon atelier. Quelques rouges gorges familiers se montraient ainsi que des mésanges charbonnières.

L’an passé, des tourterelles turques gardaient jalousement leur boules de graisse et ne laissaient personne s’y approcher.

gros bec mâle
Gros bec casse noyaux

Cette année, et depuis le mois de décembre, j’ai vu arriver un oiseau que je n’avais pas vu depuis au moins dix ans : le Gros bec casse noyaux mâle. Cet oiseau de la famille des Fringillidés est un migrateur visible parfois aux mangeoires quand l’hiver est rude -Il adore le tournesol!- et il a un statut « assez rare » en période de reproduction¹. Cette année l’hiver n’est pas un hiver plus froid que d’ordinaire, et le Gros bec a pourtant été visible plusieurs fois chez nous mais aussi dans d’autres mangeoires en Normandie. Serait ce un effet du réchauffement climatique?

chardonneret
Chardonneret élégant

Au fil des années, le nombre d’espèces à venir se nourrir ici à augmenter : nous pouvons enfin ajouter le chardonneret élégant, l’accenteur mouchet, le pinson des arbres et la mésange bleue, présents en période nuptiale chez nous mais qui ne se nourrissaient pas à la mangeoire l’hiver. J’attends toujours la présence de tarins des aulnes, migrateurs et possiblement visibles aux mangeoires l’hiver, mais aussi d’espèces plus communes comme le verdier d’Europe ou le bruant jaune.

La mise en place du poste de nourrissage à la maison ne profite pas qu’aux oiseaux sauvages. Au pied de la mangeoire les poules de Gournay naines se régalent des graines laissées tombées par les oiseaux. Les boules de graisses sont aussi très prisées des poules…et des chats! Ils trouvaient le moyen de les faire tomber pour ensuite les manger au grand désarroi des poules qui les observaient avec envie!

poule naine
Les Gournay naines ramassent les graines de la mangeoire

Mais l’hiver va bientôt laisser place au printemps, les poules ont repris leur ponte – pour notre plus grand plaisir et celui de Bébé qui découvre pour la première fois les œufs dans le poulailler -, après une baisse de production d’œufs, due notamment au froid de l’hiver mais aussi au stress après qu’elles aient subi une attaque de chien…

oie normande
Oie Normande, la femelle est grise et blanche, le mâle est tout blanc

Les jars commencent à parader et à se combattre pour les futurs accouplements avec les oies Normandes et de Bavent. Bientôt les femelles prépareront leurs nids et se mettront à pondre de beaux œufs blancs.

chevreuil
Les veaux ne sont pas encore arrivés, les chevreuils en profitent

De temps à autre, un sanglier court dans l’herbage en face de la maison, des chevreuils y pâturent à la place des veaux, ce qui nous donne un magnifique spectacle lorsque le soleil veut bien éclairer un peu la scène.

Et vous, comment se passent vos hivers? Qu’aimez vous le plus à cette saison de l’année?

¹ Selon l’atlas des oiseaux de Haute Normandie réalisé par la LPO

Cuisine

Confiture de cheveux d’Ange

Cela faisait plusieurs mois qu’elles attendaient dans une étagère de la maison. Depuis que je les avais récolté fin septembre début octobre, j’attendais le bon moment pour cuisiner les courges de Siam. C’est la première fois que j’en semais à la maison. Mes parents en avaient déjà produit il y a plus de vingt ans de cela, je savais que l’on pouvait faire de la confiture de cheveux d’Anges avec et que c’était très bon. Je me rappelle les gâteaux que maman faisait avec cette confiture, un vrai délice!

Lorsque j’ai pu récupérer des graines, je les ai semé, je les ai vu courir dans la haie et grossir, et maintenant me voici avec des courges de Siam à transformer en confiture. Pour préparer ces courges, il faut attendre quelques mois après la récolte. Ce weekend, avec ces températures plus froides, c’était le bon moment de cuisiner quelque chose qui réchauffe!

Etant donné le nombre de fruits récoltés, je n’ai pas pu tout faire en même temps, je n’avais pas assez de temps ni de place dans ma bassine à confiture pour tout faire d’un coup.

Je vous livre la recette :

Ingrédients 

  • 1 courge de Siam
  • Du sucre blanc ou roux (c’est mieux)
  • Du miel
  • 1 ou 2 oranges
  • 1 bâton de cannelle (facultatif)
  • 1 gousse de vanille (facultatif)

ingrédient confiture cheveux ange

Préparation

  • Faire rebondir la courge de Siam, sur le sol, plusieurs fois, afin de permettre à la chair de se décoller de l’écorce.
  • L’écorce de la courge étant très dure, il ne faut pas utiliser de couteau pour l’ouvrir. Pour cela, donner un choc plus violent en faisant tomber la courge à terre. De cette manière, l’écorce de la courge va se fendre et vous aurez accès à la chair.
  • Racler la chair et la laver soigneusement, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de mousse.

récupération des graines de siam

  • Si vous en avez la possibilité, gardez des graines afin de les semer à la prochaine saison (Attention, c’est une courge qui coure beaucoup et prend beaucoup de places. Si vous plantez différentes espèces de courges les unes à côté des autres, et que vous récupérez les graines des fruits obtenus pour les semer l’année suivante, cela peut vous donner des fruits hybrides).
  • Faire cuire la chair obtenue dans de l’eau salée, jusqu’à ce qu’elle soit tendre.

cuisson à l'eau salée

  • Égoutter et écraser à la fourchette afin d’obtenir des filaments. Ce sont les « cheveux d’anges ».

chair obtenue

  • Peser la chair afin de pouvoir calculer la quantité de sucre et de miel à mettre. Dans mon cas, pour 2 kg de chair, je mets 1 kg de miel et 500 g de sucre. J’ajoute ensuite le jus et la pulpe de 2 oranges.

miel sucre orange et courge

  • J’ai ensuite laissé macérer le tout une nuit, n’ayant pas eu le temps de tout faire le même jour. Cette étape est facultative, vous pouvez enchaîner la cuisson directement.

avant cuisson

  • Laisser cuire le mélange jusqu’à ce que la couleur de la chair devienne ambrée. Bien remuer lors de la cuisson. Il y a peu de liquide donc à la fin de la cuisson, il faut faire attention que les fils ne collent pas sur la bassine à confiture.

cuisson terminée

  • Une fois que la cuisson est terminée, mettre en pot, en tassant bien.

mise en pot

  • Selon différentes sources, il faut attendre environ 8 jours avant de consommer. Cela permet à la préparation de libérer toute sa saveur.

Je vais donc attendre encore un peu avant de les utiliser pour faire des gâteaux. Je peux déjà vous dire que je l’ai goûté avant de la mettre en pots et c’était exquis!

J’ai lu qu’il était possible de la préparer aussi comme de la choucroute. Je testerai peut être un jour…

Bon appétit!

 

 

 

Couture, zéro déchet

Serviettes hygiéniques lavables

Dans mon quotidien, et dans celui d’une grande majorité de femmes, il y a toujours une période qui revient régulièrement : les cycles menstruels. Depuis que je suis passée aux serviettes hygiéniques lavables, je n’ai plus à me tracasser de savoir si j’ai encore suffisamment de protections en stock puisque je lave celles que j’ai et les réutilisent pour la fois suivante. Seulement depuis quelques mois je suis un peu juste niveau nombre de serviettes, il m’en manque quelques unes pour avoir un bon roulement et en avoir suffisamment. J’ai donc décidé de pallier à ce problème en en confectionnant. Celles que j’utilise actuellement, je les avais acheté il y a quelques temps maintenant. Après être retombée plusieurs fois de suite, par hasard, sur le tuto pour faire ses serviettes hygiéniques, du blog Consommons Sainement, je me suis dit que c’était peut être le moment de me décider à coudre mes serviettes. J’ai alors sorti mon matériel pour m’en faire quelques unes.

matériel SHL

Je suis partie de matériaux de récup pour la plupart : tissus de tee shirt et tissus d’une tunique pour les faces extérieures, et microfibre venant d’un insert un peu usé – de couches lavables de mon fils – que j’ai sacrifié pour l’occasion, pour la partie absorbante à l’intérieur. Et du PUL que j’avais acheté lors de ma grossesse pour réaliser mes coussinets d’allaitement, qui sert de partie imperméable dans la confection de la serviette. Pour info, dans le DIY de Consommons Sainement, c’est du tissus de parapluie cassé qui fait office de partie imperméable. J’ai vraiment trouvé l’idée très ingénieuse, dommage je n’ai pas pu tester!

découpe

J’ai repris le modèle des serviettes lavables que j’avais déjà en ma possession pour créer le patron de mes futures serviettes hygiéniques. 

microfibre et tissus tee shirt

Après avoir découpé les différentes couches de tissus, j’ai cousu la partie en microfibre sur le tissus venant d’un tee shirt. Puis j’ai superposé les différentes pièces pour les coudre à la machine. La face côté culotte aura le tissus fleuri, ensuite par dessus il faut positionner le PUL, face douce côté tissus fleuri, puis le tissus microfibre et ensuite le tissus en tee shirt tout doux.

shl en cours

La couture est ensuite assez rapide à la machine. Mais, lorsque j’ai commencé à piquer mes couches de tissus avec ma surjeteuse, voilà que je casse une aiguille de ma machine! Je recommence l’opération une fois l’aiguille changée, et de nouveau elle se casse! Cette confection serait elle de mauvaise augure??? Ma surjeteuse ne semble pas partante pour une vie zéro déchet…

shl finies

Finalement j’ai fini à la machine à coudre – qui elle a tout fait sans rien casser! – en utilisant un point de surfil. La finition n’est pas aussi bien qu’avec la surjeteuse, mais ça fera l’affaire.

En cours de confection, j’ai transformé une des serviettes – celle qui a subit la casse de 2 aiguilles- en protège slip parce que finalement ça faisait trop de serviettes et un protège slip m’était tout aussi pratique.

shl terminées 

Et vous, avez vous déjà confectionné vos propres serviettes hygiéniques lavables? Quels sont les DIY zéro déchet qui vous inspirent et vous aident dans votre démarche zéro déchet et minimaliste?

 

Boutique, Couture

Vos cadeaux de Noël

Pour ce Noël, vous avez été nombreux à choisir mon travail pour offrir des cadeaux artisanaux à votre entourage et je vous en remercie!

merci

J’ai apprécié confectionner pour vous des cadeaux, préparer les colis, et recevoir vos messages de satisfaction une fois la commande reçue!

Voici un petit aperçu de ce qui a fait ma préférence lors de la réalisation des commandes personnalisées :

Pourquoi ma préférence?

  • parce que ça faisait très longtemps que je n’avais pas confectionné une écharpe manche
  • parce que j’adore le tissus violet utilisé pour une des commandes et que c’était mon dernier coupon…
  • parce que les protèges livres ont été réalisés selon vos besoins, pour certains c’étaient pour la protection d’un agenda et d’autres de livres, de dimensions particulières. C’est toujours agréable de voir que vous vous appropriez l’objet que je vous propose en vente sur la boutique en ligne!

Suite à ces différentes commandes, je pense que vous trouverez de nouveaux formats de protèges livres dans la boutique afin qu’ils soient adaptés à vos usages quotidiens.

A suivre donc!

Belle journée à vous!