Vie à la campagne

Promenade d’une sieste un jour de printemps – Se déconnecter du quotidien et se reconnecter à la nature

Mercredi 11 avril, 14h. Bébé ne veut pas dormir. Le soleil illumine le ciel. C’est le moment de partir faire une petite balade en poussette et proposer un temps calme – voire une sieste pleine air – à Bébé. Je prépare Bébé, attrape mon appareil photo – au cas où – et nous sortons de la maison.

Hippolyte, le chat, nous observe de son parterre fleuri, pendant que je ferme la porte.

hippolyte un jour de printemps

Il fait bon, c’est une belle journée de printemps. Rien de mieux pour emmener Bébé aux pays des rêves et me permettre en même temps de me déconnecter pour renouer avec la nature environnante.

Au début de notre promenade, nous entendons un rouge queue noir : il est perché sur le toit du bâtiment. Il a choisi de déposer ses valises à la maison il y a quelque jours.

Le troglodyte mignon aussi nous signale sa présence lorsque je referme la barrière et quitte bientôt notre habitation.

Nous nous engageons sur la route, nous longeons des champs, c’est calme et silencieux tout à coup. Seul le bruit des roues frottant sur le macadam se laisse entendre. Un bourdon des pierres nous croise. Bébé vient de s’endormir.

Doucement je m’arrête, je regarde les fleurs qui commencent à fleurir. Renoncule ficaire, primevère officinale, stellaire holostée, cardamine des près, pâquerette, lierre terrestre,  véronique des chênes sont en fleurs par ci par là sur les bas côtés. 

renoncule ficaire

Les haies voient leur bourgeons éclore et sont par endroit piquetées de blanc grâce aux fleurs du prunellier, la vie reprend petit à petit. Je suis spectatrice de l’activité naissante et butinante des insectes : les bourdons des pierres s’affairent, les papillons paon du jour et petite tortue volettent autour de nous, ou se chauffent au soleil, posés sur la route.

Au fur et à mesure que j’avance, je m’approche d’un bosquet dans lequel je peux entendre rouge gorge familier, poulliot véloce, merle noire, geai des chênes, mésange bleue ou encore fauvette à tête noire. Le long de ce bosquet chantant, des plantes inféodées au milieu boisé sont en fleurs, notamment la belle anémone sylvie. J’aperçois aussi des fleurs de fraisiers de bois en grand nombre. Cela présage plein de jolis fruits rouges!

primevère officinale

Bébé et moi même continuons notre avancée, nous dépassons le bosquet, et j’aperçois dans le ciel deux hirondelles rustiques, elles aussi, arrivées depuis peu de temps dans le village.

Nous arrivons au croisement de deux routes, c’est à cet endroit que je décide de rebrousser chemin pour retourner vers notre maison. 

Au retour, nous nous trouvons de nouveau près du petit bois. Je m’arrête, je crois avoir entendu un début de chant aigu qui me semble familier. J’attends. Une voiture nous double. Bébé dort toujours. J’écoute et j’observe les arbres. Les feuilles ne sont pas encore suffisamment développées pour m’empêcher de voir les branches, néanmoins je regrette de ne pas avoir pris ma paire de jumelles. Je scrute et je le vois : le grimpereau de jardin. Il est en train de monter sur un frêne élevé, tout en tournant autour du tronc. Je le reconnais tout de suite et son observation confirme le début de chant émis quelques minutes plus tôt.

prunellier

Dommage, la batterie de mon appareil photo me lâche, je suis partie sans vérifier que j’étais bien équipée! J’immortalise cette observation dans ma tête. Un jour, Bébé pourra aussi voir cette scène insolite.

Je reprend ma marche, un tracteur nous a doublé, Bébé a bougé mais il ne semble pas se réveiller. Je continue doucement. Je croise un papillon citron : il n’était pas là tout à l’heure. 

Je m’éloigne du bosquet animé, je n’entend plus que le chien d’une maison voisine, qui aboie à notre passage ou une tondeuse au loin, passée par un voisin.

Je remarque, sur le bord de la route, des traces de chevreuils dans des ornières  boueuses de tracteurs. Ce deuxième passage me permet de voir ce que je n’avais pas repéré l’aller.

Une buse variable tourne au dessus de nos têtes. Dans quelques mois nous en verrons plusieurs, et les cris de jeunes buses animeront le ciel.

Nous arrivons presque à notre barrière, un cri d’alarme de merle noir et des pépiements de moineau domestique nous accueillent. Je décide de ne pas rentrer tout de suite, je laisse le temps à Bébé de se réveiller. C’est agréable de profiter de la chaleur! Je continue ma route, notre petite minette me passe devant en courant pour aller chez le voisin. Elle aussi profite et se balade. 

J’observe un groupe de primevère officinale, parmi elles, un individu est orange!

Bébé se réveille et je choisis de faire demi tour pour retourner chez nous. La minette nous devance mais elle décide de ne pas rentrer! J’ouvre le portail et les oies Normandes signalent notre venue. Bébé est bien éveillé et est prêt à explorer!

 

 

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