Vie à la campagne

Les préparatifs au jardin

Nous sommes presque à la fin du mois de mars, les fleurs commencent à pousser dans le jardin. Les poules et les oies commencent à pondre. Les jours rallongent et l’envie de travailler dans le potager se fait de plus en plus sentir!

 

Cette année, je suis un peu en retard dans mes préparatifs. D’habitude, en fin d’année, je fais le point sur les graines restantes, pour savoir quelles graines il me reste et acheter celles qui me manquent. De cette manière, lorsque je commence mon potager en mars, j’ai tout sous la main

paquet de graine
Les paquets de graines qui restent

Avant de semer ou de repiquer des plants, je prépare le terrain. A l’extérieur mais aussi sur papier. 

Préparation sur le papier

Depuis que je suis installée dans ma maison, je note sur un carnet tous les travaux effectués sur le terrain : les plantations de fruitiers, ce que je fais dans le potager, mais aussi des informations concernant les animaux présents à la maison.

Ainsi, je compare les résultats des tests que j’effectue dans le potager, je note si je continue ou non telle ou telle production, j’inscris quand une poule ou une oie commence à couver, le nombre de poussins ou oisons nés, quel soin nous avons prodigué pour telle ou telle poule, l’arrivée temporaire ou permanente d’un nouvel habitant à la maison… bref j’écris toutes les informations utiles pour progresser dans notre élevage et dans notre jardin.

outil de travail sur papier
Carnet de bord du jardin et le guide du jardinage écologique

Ce carnet, combiné au petit guide du jardinage écologique (offert par mes parents lors de la création de mon premier potager), me permet de faire le plan de mon jardin.

D’une année sur l’autre je ne replante pas la même chose au même endroit. J’ai choisi de faire une rotation de culture.  Premièrement parce que toujours semer ou planter la même espèce végétale sur la même parcelle favorise l’apparition de maladies et parasites de cette espèce. Deuxièmement, parce que parfois je constate que l’installation de telle plante à tel endroit n’était pas pratique. Et troisièmement, parce que j’apprécie que les associations de plantes dessinent différemment le potager d’une année sur l’autre.

tableau des associations de plantes
Tableau des associations de plantes

Pour faire le plan de cette année, j’ai repris celui de l’année dernière, et j’ai regardé dans mon guide du jardinage, le tableau des associations de plantes. Ce faisant, j’essaie de placer mes lignes de production de manière à ce que les plantes les unes à côté des autres aient une interaction positive (sinon neutre).

Par exemple, je plante souvent des choux et des salades ensembles. Cette association est bénéfique pour les deux espèces mais c’est aussi une économie de place : lorsque l’on repique des pieds de choux, il ne faut pas trop les serrer, en effet, ils prennent une certaine place, trop proches les uns des autres, ils se développent moins. Il est donc intéressant, pour ne pas « perdre » de place, de repiquer en même temps de la salade, qui, ayant une croissance plus rapide, sera prélevée avant que les choux n’aient fini leur croissance. 

Une fois le plan terminé, il suffira de le suivre et de repérer approximativement dans le jardin, où planter les légumes.

Faire un plan me permet aussi, d’une année sur l’autre, de me rappeler combien de routes/pieds de légumes j’avais planté et si l’année suivante je choisis d’en faire plus ou moins. Pour vous citer quelques exemples, l’année dernière j’avais fait deux routes et demi de pommes de terre – c’était un peu juste pour notre consommation- cette année j’en prévois quatres. L’an passé j’avais fait une route de radis noir et de radis de Gournay, finalement nous ne les avons pas mangé, alors cette année je n’en fais pas.

Préparation du terrain

L’hiver, j’ouvre la porte de la cour des poules afin qu’elles puissent nettoyer le potager des herbes et éventuels parasites. Je ne couvre donc pas la terre du potager et je ne mets pas non plus d’engrais vert.

Avant de semer, je retire du potager les quelques légumes qui seraient encore présents (parfois ce sont des poireaux et des carottes, que je cuisine ou congèle pour de futurs plats), j’arrache les pieds de choux coupés et autres plantes qui vont me gêner pour la création de mes routes. Puis, je mets dans le potager le fumier (dans lequel j’avais planté des courges l’année d’avant) mélangé à la paille et excréments que nous retirons lors des nettoyages de clapiers et poulaillers. J’incorpore le tout à la terre, sauf dans les zones où je prévois de planter mes bulbes (oignons, ail et échalotes), d’où l’intérêt de faire un plan de potager. J’ameublis la terre afin de faciliter la croissance des plantes.

Une fois que cela est fait, les poules ne sont plus autorisées à se balader dans le potager, encore moins lorsque les graines viennent d’être semées!!

poule et coq de gournay
Poule et coq de Gournay

La zone réservée aux courges est la seule qui ne varie pas d’une année sur l’autre (question de place). Lorsqu’elle a été débarrassée du fumier/terreau, je la prépare de nouveau en remettant du fumier plus récent qui servira ensuite à la plantation des futurs plants de courges.

jardin nettoyé
Terrain après passage des poules l’hiver

Une fois que le potager est prêt, je me lance dans la plantation des bulbes, puis le semis de radis, salade à couper, pois, fèves, choux… et dans l’entretien du potager. Très souvent, ces actions sont conditionnées par la météo!

Et vous, avez vous un potager-jardin de balcon/terrasse chez vous? Quels travaux entamez vous actuellement?

 

 

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Zéro déchet

Le zéro déchet dans la salle de bain et nous

Dans la modification de nos habitudes quotidiennes pour une vie zéro déchet, nous cherchons des alternatives plus durables et moins génératrices de déchets, aux consommables et objets de notre quotidien, qui arrivent en fin de vie.

Dans la salle de bain, nous avons troqué au fur et à mesure, nos produits et cosmétiques pleins de déchets et de composants chimiques nocifs pour la santé, pour utiliser des produits plus simples, avec le moins d’ingrédients possibles et des produits lavables.

Je propose de découvrir ici où nous en sommes dans notre cheminement vers un quotidien plus sain et minimaliste.

Pour la toilette

Il y a plus de 4 ans, avant que je regarde plus attentivement les compositions des produits de toilette et que je ne me rende compte que vivre une vie zéro déchet était une action de plus pour protéger la planète, j’avais une bouteille de shampoing doux, une bouteille de shampoing traitant pour mon problème de dermite séborrhéique, une bouteille d’après shampoing, une bouteille de gel douche, un savon pour les mains dans la salle de bain, un gel intime… et Mister Physalis avait aussi son shampoing et son gel douche! Bref, ça fait plein de bouteilles, plein de place utilisée, plein de déchets et de saletés sur le corps… et puis à cette époque nous étions en appartement…nous revenions chez nos parents le weekend, donc pour éviter de devoir emmener tout ça, nous avions parfois un exemplaire de gel douche ou autre qui restait chez eux…

soins

Une fois installés dans notre maison et les bouteilles terminées, nous avons finalement changé notre façon de voir les choses et simplifié le tout!

Maintenant pour Mister Physalis et moi même, nous avons un savon doux surgras qui remplace gels douches et gel intime, nous utilisons aussi ce savon pour la toilette de Bébé (corps et cheveux).

Pour le shampoing, Mister Physalis et moi, utilisons le même aussi. Nous avons essayé différents types, des solides ou non. Nous sommes revenus à un shampoing liquide, malheureusement pas toujours clean. Le problème pour moi, je ne trouve pas de solutions pour ma dermite séborrhéique, après avoir testé différents shampoing, je suis maintenant à un shampoing anti pelliculaire en attendant de trouver LE shampoing sain et zéro déchet qui va mettre KO mon problème de peau…

Pour le soin

Comme pour les shampoings et gels douche, pour le soin du visage et du corps, j’avais différentes crèmes pour différents usages, des tubes de gommages, de masques… Dès que tout fut vide, j’ai échangé les crèmes par des huiles végétales bio, des eaux florales, huiles essentielles et de l’eau micellaire. L’avantage des huiles végétales, eaux florales et huiles essentielles, c’est qu’elles peuvent servir aussi en cuisine, pour le ménage ou les animaux. Elles conviennent aussi à toute la famille (sauf les huiles essentielles que je n’utilise pas sur Bébé).

Les gommages et les masques sont réalisés avec des ingrédients présents dans le placard de ma cuisine, avec parfois ajout d’argile.

Nous utilisions depuis maintenant plusieurs années de la pierre d’Alun, mais tout récemment nous sommes passés au déodorant fait maison (tutoriel d’Antigone XXI) et à l’huile essentielle de palmarosa.

déo

Cas à part, la crème solaire est toujours présente, il y a peu d’alternatives saines pour se protéger du soleil.

Pour Bébé, j’utilise pour le soin du liniment, du beurre de karité et des eaux florales. Nous avions dû acheter, sous conseils de la pédiatre, des crèmes pour un eczéma, vers 4 ou 5 mois, et pour retirer les croûtes de lait, vers 9 mois, mais finalement, nous nous en sommes peu servis et nous avons regretté l’achat…

Pour les dents

De ce côté, le changement est beaucoup moins flagrant que pour le shampoing ou le gel douche. Nous sommes passés de dentifrices de supermarchés à des dentifrices vendus en pharmacie. Puis, lorsque j’ai découvert un dentifrice solide, nous avons tenté l’expérience. Le concept me plaisait et me plait beaucoup, mais à l’utilisation, je n’ai pas vraiment aimé. J’ai commencé à avoir mal aux dents à ce moment là. Je ne sais pas si c’était juste une coïncidence. Je n’ai pas testé de recettes fait maison encore, nous sommes restés à un tube de dentifrice bio, qui pour le moment me convient très bien. Mais le tube reste toujours là et sera toujours un déchet …

Niveau brosses à dents, nous finissons actuellement nos dernières brosses en plastique pour tester enfin les brosses en bambou. J’ai eu beaucoup de mal à me décider à changer pour des brosses plus écologiques et respectueuses de la planète parce que je change de brosses à dents quasiment tous les mois, alors niveau budget, je ne sais pas encore si la brosse en bambou fera l’affaire. Nous verrons bien!

Pour la brosse à dents de Bébé, étant encore tout petit, nous avons choisi d’acheter un lot de petites brosses pour différents âges, pour soulager des poussées dentaires, mais aussi pour l’apprentissage de brossage. Nous n’avons pas trouvé l’équivalent en bois. Une fois que Bébé saura se brosser les dents, et si nous sommes satisfaits de nos brosses en bambou, il en aura une version enfant.

Le maquillage

Pour cette partie (qui me concerne uniquement!), je n’ai pas encore fait un véritable choix. J’ai jeté ce qui était vieux dans mon stock, j’ai gardé quelques produits, mais j’ai acheté un mascara, une ombre à paupières et un rouge à lèvres bio. Je n’ai pas encore suffisamment poussé mes recherches mais je réfléchis de plus en plus à fabriquer moi même mon maquillage. Après, je ne me maquille que très rarement, donc je suis loin d’avoir terminé ce que j’ai déjà!

maquillage

J’ai encore un démaquillant bio que je vais finir avant de passer au démaquillage à l’huile végétale.

Il me reste aussi quelques vernis et dissolvant qui va avec. Je n’arrive pas encore à les éliminer!

Les accessoires jetables évincés de la salle de bain

Je vous en ai déjà parlé lors de précédents articles, hormis pour les couches lavables, le remplacement des produits jetables en produits lavables et durables a été assez facile à la maison. J’ai tout d’abord commencé par reprendre les mouchoirs lavables que j’utilisais lorsque j’étais enfant, puis je m’en suis confectionnée d’autres dans des draps.

mouchoirs

Ensuite, ce fût le tour des lingettes démaquillantes de faire leur apparition. Pour me démaquiller, pour me nettoyer le visage, elles sont parfaites. Je vous livrais dans différents articles, mon expérience, et un tutoriel pour en faire vous même. Vous pouvez aussi retrouver les modèles que je vends dans la boutique ici.

lot lingette rose rétro recto

J’ai remplacé les protections périodiques jetables par des serviettes hygiéniques lavables, fait maison ou non. Je vous avais parlé de mon expérience et des modèles que je me suis fabriqué dans des articles précédents. Elles me servent à chaque cycle, j’ai dû utiliser des jetables uniquement après mon accouchement : le nombre de serviettes était limité, mon temps bien chargé et j’étais assez à la traîne niveau lavage … Sinon, elles tiennent le coup et sont bien efficaces! J’ai même augmenté mon stock pour des protections intimes fait maison.

shl terminées

Enfin, pour Bébé, nous avons pour le moment un mixte entre couches lavables et couches jetables. Et il a ses propres lingettes lavables, dans un format plus grand que celles que je m’étais confectionnée.

troisième modèle de couche

J’ai aussi terminé mon stock de limes à ongles jetables, et je l’ai remplacé par une lime en verre de poche. Je la trouve parfaite! je me demande pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt.

brosse à dent et lime

Ce qu’il reste

Il y a des choses que je n’ai pas changé, parce qu’elles ne sont pas usées. Et tant qu’elles sont encore utilisables, je vais les utiliser jusqu’au bout! C’est le cas notamment des peignes en plastique, brosses à cheveux (sauf Bébé qui a la sienne en bois, la chance!), des élastiques pour cheveux ou encore des pinceaux de maquillage.

brosses bébé

Bilan

Cet article m’a permis de faire le point sur les changements engendrés par notre désir de diminuer nos déchets, préserver notre santé et la planète, et je peux voir à quel point nous sommes différents d’il y a 4 ou 5 ans. Et cela me plait de voir que nous évoluons dans notre mode de vie, que rien n’est figé et que nous avançons petit à petit vers une version de nous qui sera encore mieux!

Grâce à cette démarche, nous avons gagné en place dans la salle de bain, nous avons gagné en temps puisqu’il y a des choses que nous n’achetons plus : mouchoirs, lingettes, limes à ongles, serviettes intimes. Cela nous a aussi permis de faire des économies sur certaines choses et donc d’acheter certains produits un peu plus chers. Mais ce que nous achetons pour notre toilette et nos soins, nous ne les trouvons pas toujours au même endroit, pour cela c’est un peu plus contraignant. Nous nous sommes organisés différemment, et le plus souvent, il faut l’avouer, les achats se font en ligne.

Il reste encore des choses à modifier, notamment remplacer les bouteilles de shampoing et autres flacons en plastique, et définir la brosse à dents qui nous convient le mieux… Mais nous avons bien avancé dans notre démarche. Je souhaiterai pouvoir faire encore plus en faisant moi même, par exemple le maquillage, le liniment ou le shampoing. Seulement parfois, avec le prix de revient et le temps que ça prend de tout faire soi même, ce n’est pas intéressant. Cela me fait rebondir sur un très bon article écrit par Natasha d’Echos verts sur l’autonomie et le fait de faire soi même ou non, je vous le conseille!

Et vous, quelles sont vos astuces zéro déchets pour la salle de bain?

 

Couture, Vie à la campagne, Zéro déchet

Ma démarche zéro déchet – Avec Bébé : couches et lingettes

Depuis que Bébé est arrivé, il y a plus d’un an, de nouvelles problématiques sont apparues pour ma démarche zéro déchet au quotidien. Je vous avais déjà parlé dans différents articles de mon utilisation de mouchoirs, lingettes, serviettes de table et serviettes hygiéniques, le tout lavable. Je ne peux donc pas passer à côté d’un article vous expliquant ma vie zéro déchet avec Bébé.

Commençons par le commencement. La grossesse et la préparation à l’arrivée de Bébé. A cette époque je suis déjà une grande adepte du quotidien zéro déchet, j’ai pesé pendant un an mes déchets, regardé ce que je pouvais améliorer (je le fais d’ailleurs toujours)  et je fais beaucoup moi même pour limiter déchets et autres produits nocifs. Alors tout naturellement, avec Mister Physalis nous réfléchissons, nous nous questionnons sur ce que nous allons devoir mettre en place avec l’arrivée de Bébé pour que notre quotidien zéro déchet ne soit pas trop chamboulé.

L’étude concerne l’alimentation (je n’en parlerai pas ici) et la toilette/change de Bébé. Ce sont ces deux points qui vont modifier le volume et le poids de nos poubelles.

toilette bébé

Les lingettes

Étant familiarisée avec ce système parce que j’en utilise moi même pour le visage, j’ai confectionné mes lingettes pendant ma grossesse en même temps que d’autres petites choses pour Bébé. En discutant avec les mamans de mon entourage, j’ai pris en compte leur expérience pour choisir la taille adaptée de la lingette. J’ai donc préparé des lingettes rectangulaires dans différentes matières : tissus éponge et tissus sweat (comme pour les lingettes pour femme carrées que je propose en boutique).

Les lingettes en tissus éponge me servent principalement pour la toilette de Bébé, celles en sweat me servent pour l’utilisation du liniment et franchement c’est top, j’en suis très satisfaite ! Le liniment n’est pas du tout absorbé, il reste en surface ce qui est idéal pour étaler sur les fesses de Bébé !

en cours de séchage

Elles me servent depuis le retour de la maternité. Je n’ai que quelques fois utilisé des lingettes jetables lors de visites chez des amis ou la famille, au début alors que je n’avais pas pris assez de lingettes dans le sac à langer. J’ai d’ailleurs eu du mal à m’en servir, le modèle jetable étant plus petit que celles que j’avais cousu pour Bébé !

Si vous êtes intéressées par ce type de lingettes lavables, vous pouvez retrouver les modèles que je propose à la vente sur la boutique Au Royaume de Physalis.

Les couches

Les couches. Voilà la grande question! Je suis « lavable » pour tout à la maison. Elles devront donc être lavables aussi. Quel modèle? A partir de quand? Et pour la maternité? Et lors de la garde de Bébé?  Bref… tout au long de la grossesse j’y ai réfléchis mais je n’ai pas su me décider. Mister Physalis lui était prêt à suivre n’importe quel choix en fait. Mais ce qui m’a beaucoup gêné lors de mes réflexions, c’était la taille que je devais choisir pour Bébé. Je ne savais pas quelle taille ni poids il allait faire à la naissance et je ne voulais pas acheter ou coudre un modèle sans avoir Bébé avec moi pour me rendre compte de ce que ça donnait sur lui.

J’ai donc finalement laissé de côté la question pour la reprendre une fois Bébé à la maison. Heureusement que je ne m’étais pas fixée sur un poids /taille pour choisir mes couches parce que Bébé est arrivé avec un mois d’avance. J’avoue j’étais un peu prise au dépourvu! Alors pendant les premiers mois j’ai un peu oublié les couches lavables, d’autres questions plus importantes étaient là et puis vu le petit poids de Bébé, nous avons débuté avec des couches jetables, le même que celles que nous avions à la maternité.

premier modèle couche testé

Ensuite, au bout de quelques mois, j’ai décidé d‘acheter des couches lavables. Le temps et la motivation me manquaient pour les faire moi même. Premier modèle testé : je ne suis pas satisfaite, beaucoup trop gros et puis il y a des fuites. J’en ai marre de faire des changements de vêtements plusieurs fois par jour et je suis fatiguée. Et puis à chaque fois je voyais que ça faisait gros devant et je me demandais si Bébé allait vraiment pouvoir se retourner sur le ventre lors de ses jeux sur le tapis !!

Je mets de côté les couches lavables. Je reprends des jetables, mais bio.  Et la nuit, c’est la cata, Bébé est tout le temps mouillé. Nous devons changer le lit à chaque fois le matin… Nouvelle marque de couches bio. Au bout de quelques mois, les fuites la nuit reprennent. Et je repense aux couches lavables. Quitte à avoir des fuites, autant utiliser les lavables me dis- je, énervée par les matins mouillés de Bébé et ses réveils en pleine nuit parce qu’il est trempé. Je modifie un peu mon système de couches lavables (je change de surcouche), mais nous les mettons juste pour la nuit : moins de fuite mais je trouve toujours que c’est trop gros et gênant pour ses mouvements.

deuxième modèle couches testé

Une amie achète des couches lavables pour son fils qui est né. Le système me plaît. Je tente avec la même marque qu’elle. Je les achète d’occasion sur le net.

Je teste : pas trop gros mais parfois il y a des fuites. Le système est assez simple. Mais je ne les utilise pas la nuit. Nous restons avec les jetables pour la nuit.

Je reste quelque temps comme ça : couches lavables la journée quand Bébé est avec moi (soit avec les inserts de la marque de la couche lavable soit avec des langes pliés remplaçant les inserts), jetables la nuit et lorsque de Bébé est en garde chez ses grands parents. Mais les fuites sont présentes la journée (avec les lavables) et la nuit (avec les jetables). Prise de tête !!!

troisième modèle de couche

Puis arrive la période où Bébé ne se laisse pas changer facilement, c’est un parcours du combattant pour arriver à lui mettre correctement les couches toute seule, et encore plus les couches lavables. Et pour éviter des fuites nous devons le changer max toutes les 2 heures donc le change était vraiment problématique. En plus, à ce moment là, il a les fesses rouges.  Alors retour aux couches jetables, j’arrive plus facilement à lui mettre les couches. Et au bout de quelques temps ses fesses ne sont plus irritées…Mais comment savoir si cela venait des couches ou des poussées dentaires? Une fois que Bébé accepte de nouveau de se laisser changer, je reprends les couches lavables. Un vrai Yo-Yo cette histoire !

couche lavable

Puis la machine à laver tombe en panne. Il faut l’avouer quand on utilise les couches lavables, les serviettes hygiéniques lavables etc… quand la machine ne fonctionne plus c’est assez gênant !

Retour aux couches jetables – et on a encore changé de marque à cause des fuites – parce que je ne veux pas donner les couches lavables à ma famille qui lave le linge pour nous. Et puis je n’aurais pas eu assez de couches lavables de toute façon.

Une fois la machine changée, j’ai eu du mal à reprendre l’utilisation des couches lavables…

Aujourd’hui, qu’en est il ??

Bébé a maintenant 15 mois et est très actif. Alors la couche jetable est parfois plus pratique pour nous quand nous sommes à l’extérieur. A la maison, Bébé est en couches lavables la plupart du temps, mais la nuit et pour la sieste, nous sommes toujours en jetable. Et comme je vous le disais plus haut, certains jours par semaine Bébé est en garde alors nous restons sur du jetable… 

Cependant je ne suis pas 100 % satisfaite. Pourquoi ?

  • Et bien parce que nous avons investi dans des couches lavables, d’occasion certes, mais si on ne s’en sert pas et bien niveau budget couches c’est pas top ! Il faut voir quand même la quantité de couches utilisées ! Alors les couches lavables resteraient vraiment plus rentables que les jetables si nous les utilisions à 100 %.

  • Et puis cette quantité de couches va bien quelque part ! Dans notre poubelle en tout premier lieu. Alors question Zéro déchet nous n’y sommes pas du tout ! Même en étant en mixte jetables/lavables, notre poubelle est composée majoritairement de couches! Donc il y a encore du boulot !!

  • Ensuite ça ne correspond pas du tout à notre optique de respect de la planète : les couches jetables c’est cracra même propres ! Question fabrication ça pollue mais ensuite question élimination des déchets, ça pollue aussi.

  • Enfin, à chaque fois que je mets une couche jetable à Bébé, je ne peux pas m’empêcher de penser à tous les produits chimiques qu’il y a dedans et aux dernières études sorties…

  • Et un problème encore non résolu : Bébé a de nouveau les fesses rouges depuis qu’ on a repris de façon plus intensive, les couches lavables à la maison. Et de nouveau des difficultés à le changer.

les couches actuellement

Bref pour conclure sur ce sujet complexe mais toujours très intéressant, nous commençons la nouvelle année en mixte lavable/jetable, avec un déficit côté lavable. Je souhaite pouvoir passer en lavable sur plus de jours, mais pour cela il va me falloir résoudre le problème des fesses irritées, des changes difficiles et des fuites la nuit.

Si vous avez des conseils, n’hésitez pas à me laisser un commentaire! Merci!

Edit du 19 mars 2018 : si vous souhaitez connaitre l’évolution de notre aventure couches, rendez vous ici pour un article de bilan 1 mois après cet article. Bonne lecture!

Vie à la campagne

Un hiver à la maison

Ces derniers jours se sont bien refroidis à la maison. La chaleur du feu est plus que bienvenue!

Avec le froid est arrivée la neige laissant apparaître des empreintes de pas des habitants de la maison, traces d’humains, de poules, d’oies et de chats se côtoient pour former de jolies frises sur la neige. Et ce froid, permet de pouvoir enfin marcher sur une terre dure et non boueuse! Ici, le pays de Bray, c’est le pays de la boue et l’hiver, nous marchons soit dans une zone boueuse soit sur de la terre gelée, et parfois dans de la neige.

alvina
« Arrête les photos et ouvre moi la porte! »
ses petits pieds
Les premiers pas de Bébé dans la boue

L’hiver est une saison où le terrain est « pause », le jardin est en attente de recevoir les prochains travaux, pendant que les poules le nettoie un peu. Les projets d’aménagement sont repoussés à des jours meilleurs et plus propices au travail à l’extérieur. Les piles de bois diminuent…

jardin
Les poules de Gournay profitent du potager et nous le préparent un peu pour la suite

L’hiver nous faisons aussi de belles observations, notamment à la mangeoire avec le va et vient des passereaux qui y trouvent de quoi se restaurer un peu.

Depuis que nous sommes installés à notre maison, je mets chaque hiver à disposition des oiseaux sauvages des graines et des boules de graisses.

moineau
Moineau domestique

Au début, cela ne profitait qu’aux moineaux domestiques qui, en plus de manger le blé ou le pain dur des poules et oies, venaient picorer dans la mangeoire installée devant la porte de mon atelier. Quelques rouges gorges familiers se montraient ainsi que des mésanges charbonnières.

L’an passé, des tourterelles turques gardaient jalousement leur boules de graisse et ne laissaient personne s’y approcher.

gros bec mâle
Gros bec casse noyaux

Cette année, et depuis le mois de décembre, j’ai vu arriver un oiseau que je n’avais pas vu depuis au moins dix ans : le Gros bec casse noyaux mâle. Cet oiseau de la famille des Fringillidés est un migrateur visible parfois aux mangeoires quand l’hiver est rude -Il adore le tournesol!- et il a un statut « assez rare » en période de reproduction¹. Cette année l’hiver n’est pas un hiver plus froid que d’ordinaire, et le Gros bec a pourtant été visible plusieurs fois chez nous mais aussi dans d’autres mangeoires en Normandie. Serait ce un effet du réchauffement climatique?

chardonneret
Chardonneret élégant

Au fil des années, le nombre d’espèces à venir se nourrir ici à augmenter : nous pouvons enfin ajouter le chardonneret élégant, l’accenteur mouchet, le pinson des arbres et la mésange bleue, présents en période nuptiale chez nous mais qui ne se nourrissaient pas à la mangeoire l’hiver. J’attends toujours la présence de tarins des aulnes, migrateurs et possiblement visibles aux mangeoires l’hiver, mais aussi d’espèces plus communes comme le verdier d’Europe ou le bruant jaune.

La mise en place du poste de nourrissage à la maison ne profite pas qu’aux oiseaux sauvages. Au pied de la mangeoire les poules de Gournay naines se régalent des graines laissées tombées par les oiseaux. Les boules de graisses sont aussi très prisées des poules…et des chats! Ils trouvaient le moyen de les faire tomber pour ensuite les manger au grand désarroi des poules qui les observaient avec envie!

poule naine
Les Gournay naines ramassent les graines de la mangeoire

Mais l’hiver va bientôt laisser place au printemps, les poules ont repris leur ponte – pour notre plus grand plaisir et celui de Bébé qui découvre pour la première fois les œufs dans le poulailler -, après une baisse de production d’œufs, due notamment au froid de l’hiver mais aussi au stress après qu’elles aient subi une attaque de chien…

oie normande
Oie Normande, la femelle est grise et blanche, le mâle est tout blanc

Les jars commencent à parader et à se combattre pour les futurs accouplements avec les oies Normandes et de Bavent. Bientôt les femelles prépareront leurs nids et se mettront à pondre de beaux œufs blancs.

chevreuil
Les veaux ne sont pas encore arrivés, les chevreuils en profitent

De temps à autre, un sanglier court dans l’herbage en face de la maison, des chevreuils y pâturent à la place des veaux, ce qui nous donne un magnifique spectacle lorsque le soleil veut bien éclairer un peu la scène.

Et vous, comment se passent vos hivers? Qu’aimez vous le plus à cette saison de l’année?

¹ Selon l’atlas des oiseaux de Haute Normandie réalisé par la LPO

Couture, Zéro déchet

Serviettes hygiéniques lavables

Dans mon quotidien, et dans celui d’une grande majorité de femmes, il y a toujours une période qui revient régulièrement : les cycles menstruels. Depuis que je suis passée aux serviettes hygiéniques lavables, je n’ai plus à me tracasser de savoir si j’ai encore suffisamment de protections en stock puisque je lave celles que j’ai et les réutilisent pour la fois suivante. Seulement depuis quelques mois je suis un peu juste niveau nombre de serviettes, il m’en manque quelques unes pour avoir un bon roulement et en avoir suffisamment. J’ai donc décidé de pallier à ce problème en en confectionnant. Celles que j’utilise actuellement, je les avais acheté il y a quelques temps maintenant. Après être retombée plusieurs fois de suite, par hasard, sur le tuto pour faire ses serviettes hygiéniques, du blog Consommons Sainement, je me suis dit que c’était peut être le moment de me décider à coudre mes serviettes. J’ai alors sorti mon matériel pour m’en faire quelques unes.

matériel SHL

Je suis partie de matériaux de récup pour la plupart : tissus de tee shirt et tissus d’une tunique pour les faces extérieures, et microfibre venant d’un insert un peu usé – de couches lavables de mon fils – que j’ai sacrifié pour l’occasion, pour la partie absorbante à l’intérieur. Et du PUL que j’avais acheté lors de ma grossesse pour réaliser mes coussinets d’allaitement, qui sert de partie imperméable dans la confection de la serviette. Pour info, dans le DIY de Consommons Sainement, c’est du tissus de parapluie cassé qui fait office de partie imperméable. J’ai vraiment trouvé l’idée très ingénieuse, dommage je n’ai pas pu tester!

découpe

J’ai repris le modèle des serviettes lavables que j’avais déjà en ma possession pour créer le patron de mes futures serviettes hygiéniques. 

microfibre et tissus tee shirt

Après avoir découpé les différentes couches de tissus, j’ai cousu la partie en microfibre sur le tissus venant d’un tee shirt. Puis j’ai superposé les différentes pièces pour les coudre à la machine. La face côté culotte aura le tissus fleuri, ensuite par dessus il faut positionner le PUL, face douce côté tissus fleuri, puis le tissus microfibre et ensuite le tissus en tee shirt tout doux.

shl en cours

La couture est ensuite assez rapide à la machine. Mais, lorsque j’ai commencé à piquer mes couches de tissus avec ma surjeteuse, voilà que je casse une aiguille de ma machine! Je recommence l’opération une fois l’aiguille changée, et de nouveau elle se casse! Cette confection serait elle de mauvaise augure??? Ma surjeteuse ne semble pas partante pour une vie zéro déchet…

shl finies

Finalement j’ai fini à la machine à coudre – qui elle a tout fait sans rien casser! – en utilisant un point de surfil. La finition n’est pas aussi bien qu’avec la surjeteuse, mais ça fera l’affaire.

En cours de confection, j’ai transformé une des serviettes – celle qui a subit la casse de 2 aiguilles- en protège slip parce que finalement ça faisait trop de serviettes et un protège slip m’était tout aussi pratique.

shl terminées 

Et vous, avez vous déjà confectionné vos propres serviettes hygiéniques lavables? Quels sont les DIY zéro déchet qui vous inspirent et vous aident dans votre démarche zéro déchet et minimaliste?

 

Vie à la campagne

Mon quotidien – des nouvelles du jardin

Les semaines passent et ça pousse au potager! Entre pluie et soleil, les légumes  et les fruits continuent leur croissance et nous en profitons bien!

Les petits pois et fèves ont fini leur production, et c’était très bon!!

Les courges commencent à produire, les choux raves ont bien repris, les tomates et poivrons de la serre ont des fruits qui se forment, miam!

Je découvre aussi que des choux que j’avais acheté pensant que c’était des choux verts, sont en réalité des choux fleur, belle surprise!!

Du côté fruits, nous avons eu la chance cette année de profiter des cerises avant que les oiseaux viennent tout nous manger! Framboisiers et cassissiers sont encore très fournis, alors nous nous régalons!

Et les petits poussins ont bien grandi aussi!

Place aux photos!

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Vie à la campagne

Un dimanche à la campagne

La journée s’annonce chaude, une fois les petits déjeuners pris par tous les habitants de la maison, je décide de modifier légèrement mon programme de la journée pour aller profiter d’une petite heure de balade. Je choisis de prendre mon appareil photo, au cas où je serai inspirée par quelques jolies choses. 

Je pars en milieu de matinée, dans la pleine période de chants des oiseaux. Avec ce beau soleil et cette chaleur, les oiseaux chantent un peu partout et les papillons foisonnent sur le bord de la route. On pourrait même avoir la sensation qu’ils nous suivent le long de la promenade.

J’écoute, j’observe, je m’arrête pour regarder insectes et plantes. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps d’observer la nature!

Premier passage, je m’émerveille devant un groupement de végétaux, sur le bord d’un champ, composés de coquelicots, campanules, achillées… au deuxième passage devant ce groupement je redécouvre le lot : il y a 2 coquelicots blanc!

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Coquelicots (papaver rhoeas), rouge et blanc!

J’avance dans la promenade, fauvette à tête noire, pouillot véloce, troglodyte et bruant jaune chantent à tue tête. Le bruant se laisse observer sans les jumelles (que je n’avais pas prises), il est installé en haut d’un poteau électrique. Les mésanges poussent de petits cris dans le bosquet.

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Mâle bruant jaune sur son poteau

Je découvre un champ de lin, magnifique couleur bleu ciel. A côté une prairie a été fauchée et des ballots de foin attendent d’être rangés.

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Étendue bleu ciel, champ de lin

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Les papillons me suivent, hespérie sylvaine, petite tortue, tristan, myrtil, amaryllis volent le long des haies, composées de ronciers, tamier, noisetier…un chèvre feuille se laisse découvrir.

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Tristan
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Sylvaine

 

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Chèvrefeuille

Une libellule du genre Calopteryx se montre mais elle est farouche et  ne se laisse pas photographier. Je la remercie néanmoins de s’être montrée!

Je décide de faire demi tour pour retourner vers la maison, la chaleur devient plus forte, et puis je suis attendue chez moi.

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Vaches normandes

Je retrouve mes papillons sur le retour, les oiseaux chantent toujours. Une fois arrivée, j’entends le bruit du voisin qui travaille avec son tracteur dans l’herbage.

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J’ai chaud, j’ai soif, la chaleur devient lourde, la fraîcheur de la maison et une petite infusion froide de menthe me feront du bien! Mais quel bonheur de prendre un peu de temps pour profiter du soleil et des petites merveilles de la nature!